Un coup de dés n’atteint pas toujours la rue de la Paix

David Nahmias

Un coup de dés n’atteint pas toujours la rue de la Paix

 

Saint François Xavier

Fourgons noirs que le soleil tente d’étoiler

Sur le parvis l’automne rassemble des habits noirs

Feuilles mortes tombées d’un chagrin pour pleurer

Un ange soupire près du cercueil son accoudoir

Marché aux livres anciens

On remballe les livres ont le spleen du cageot

Certains sur les tréteaux pialent encore leur titre

Fondus dans la pénombre flottent les camelots

Deux balles mon livre ancien que dalle le chapitre

Un balcon rue Magenta

Les feuilles de platanes rincent leurs gouttes de pluie

Contre le balcon Ce matin aux tons gris blêmes

Des doigts fument leur tabac et un regard poursuit

Des carapaces d’autos en cavales qui le sèment

Café parisien

Écume brune sur la surface noire café café

Où plonge sa mémoire une cuillère d’argent

De ses lèvres ouvertes la tasse blanche posée

Sur le zinc exhale son haleine sans entregent

Institut du Monde Arabe

Mille et mille nuits un croissant de lune perché

Au-dessus de la terrasse Sur la Seine pâle Nil

Se reflètent des dômes dorés mosquées

En croisade vers la rive droite de la ville

Notre-Dame arme ses tours de chimères domptées

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