Paul Desalmand

Paul Desalmand

Paul Desalmand

Paul Desalmand (1937-…) a, au mieux, devant lui une dizaine d’années de vraie vie. Comme le disait très bien le père de Claude Duneton, au-delà de quatre-vingts ans, il ne faut plus se raconter de fariboles, on entre dans la dernière ligne droite. Il vit à Montmartre, dans une soupente d’où il domine la capitale, lieu privilégié dont il abuse un peu dans ses narrations.

Ce polygraphe n’a pas de voiture, pas de résidence secondaire, pas de maîtresse(s), ne boit pas, ne fume pas, ne va pas au bordel (Pigalle est pourtant tout près). Si on veut lui trouver un vice dispendieux, ce serait la lecture. Comme on le voit un ascète, mais pas un ascète du genre maigre parce qu’il a un solide coup de fourchette. Son passé ne l’intéresse pas vraiment. Disons pour résumer qu’il est un fils de la République.

Le Pilon grecPour ses livres, une cinquantaine en différents genres, se reporter sur le site de la BN (bnf.fr), sur le site du Publieur (lepublieur.com), celui des éditions Quidam (quidamediteur.com) ou encore sur un site à connaître (sitartmag.com) où Blandine Longre a rendu compte de quelques-uns de ses titres.

Sous presse ou à paraître dans l’année ou début 2009, Le Bonheur par les citations (Leduc.s), Scènes de chasse à la vache soviétique (sur les rapports de Sartre et de l’URSS), Les Deux Fils d’Ariane (roman plus ou moins autobiographique ou autobiographie plus ou moins romancée), un recueil de citations sur Stendhal, anonymement un travail de négritude.

À la question « Pourquoi écrivez-vous ? », il répond : « Pour atteindre un état où je n’aurai plus envie d’écrire. » Il aspire au calme de la contemplation, celui qui existe, à ce que l’on dit, au cœur du cyclone. S’il devait dégager en trois mots ce qui le caractérise : (le) sens du dérisoire.

Mon âme est sans secret, ma vie est sans mystère.
Mon amour banal fut comme un autre conçu.
Le mal est réparé : pourquoi donc vous le taire ?
Celle qui me l’a fait, l’a tout de suite su. […]
Pour elle, qui n’est point très douce ni très tendre,
Elle suit son chemin et se fiche d’entendre
Un murmure d’amour élevé sous ses pas. […]

Jules Renard.

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