Samedi 4 mars 2017 à 19 h 30 : Guerre et paix

gensUne soirée avec Nathalie Bontemps pour Gens de Damas (Al Manar) et Majd al-Dik pour À l’est de Damas, au bout du monde (témoignage d’un révolutionnaire syrien) (Don Quichotte).

Gens de Damas
Ces récits, écrits à partir de 2005, rendent compte de la vie que menaient, à Damas, de nombreuses personnes dont l’auteur a croisé la route. Jaramana, en proche banlieue. Le camp palestinien de Yarmouk. Le quartier kurde de Rukn el-Dine, à flanc de montagne, et, ailleurs sur le même versant, le quartier de Mouhajirine. Le mausolée chiite de la banlieue Sayda Zeinab. L’ancienne cité à l’intérieur des remparts… Les récits déroulent des vies intriquées avec leur milieu, la périphérie et la banlieue damascènes, où s’entremêlent des destinées venues d’horizons très différents, comme le font les différentes strates des arrivées successives, maisons anciennes et habitations construites dans l’urgence, pierre et parpaing. 2011 et sa révolution donnent une nouvelle dimension à la vie bouleversée de ces gens de Damas, à leurs rêves et à leurs peurs. Toujours à partir de la capitale, les textes s ouvrent à d autres lieux de Syrie, que la révolution fait entrer en résonance les uns avec les autres, dessinant un autre pays possible. Mais les destins s éparpillent… Lorsque cesse le récit, certains des personnages sont encore sur place, et d autres déjà sur les routes de l exil.
 
À l’est de Damas
Dans la Ghouta orientale où Majd est né et a grandi, sa famille est tout entière accaparée par sa survie. La Syrie défavorisée où il voit le jour supporte, depuis le coup d’Etat de 1970, la politique autoritaire, faite de marginalisation sociale, de répression et de terreur, que mène la dynastie Assad contre sa population. Participant aux protestations dès le premier jour en mars 2011, Majd raconte les marches pacifiques avec ses compagnons de lutte, et leurs aspirations démocratiques, qui se heurtent vite à la violence inouïe du régime. C’est à sa sortie de prison, à l’automne 2011, que Majd est témoin des débuts de la lutte armée, et qu’il s’engage dans les aides médicales. En 2013, sa Ghouta natale délivrée par les forces révolutionnaires subit un terrible siège : bombardements quotidiens, malnutrition, situation médicale dramatique, essor du commerce de guerre… Il se lance néanmoins dans l’action civile en créant des centres d’enseignement alternatif pour la petite enfance et en documentant les crimes du régime, notamment l’attaque chimique du 21 août 2013. Alors que les rapports entre les différentes factions d’opposition se modifient et que de plus en plus de combattants rejoignent les formations religieuses, financées par l’extérieur, qui disposent d’armes, l’Armée libre s’affaiblit. Pourtant, la société civile (médecins, enseignants, humanitaires, citoyens journalistes) continue à assurer de son mieux la permanence de la vie.

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