Samedi 25 février 2017 à 19 h 30 : soirée littérature

poireaudeauUne soirée avec les éditions Unicité et François Mocaer, en présence de Prisca Poiraudeau pour La demeure des chiens fantômes, Marianne pour Dakar je t’aime, Dakar je te hais ; ainsi que d’Étienne Ruhaud pour Bestiaire (éd. La porte).

La demeure des chiens fantômes : Les chiens sont les gardiens de la demeure. Ils protègent l’antre et veillent sur les âmes. Prisca Poiraudeau rêve souvent de maisons hantées, immenses et labyrinthiques comme celle de son enfance : la maison creusoise perdue dans la forêt. La maison se souvient. Vous ne resterez pas au seuil de son âme, envoûté par sa plume. Suivez le chat psychopompe, l’ami de la jeune fille… Les contes et nouvelles de Prisca Poiraudeau sont les facettes d’un même diamant, récits personnels à la fois oniriques et profondément vécus de l’intérieur. Pour ce jeune écrivain la littérature est avant tout un exorcisme qui permet de maîtriser les flots douloureux des mémoires enfouies.
Dakar je t’aime, Dakar je te hais : Assumer son bien-être, vautré dans ce qui pourrait bien être le chaos, parfois, lorsque l’enfant sale et affamé, aux yeux purulents, s’abreuve d’air, à la chair de sa mère, sur le trottoir, assis par terre, giflé par la poussière sale et mouillée. Assumer son bien-être, lorsque les mendiants, frôlés par les voitures surexcitées, vous agrippent avec leurs douleurs, leurs plaies, leur folie, leur tristesse, leur déchéance, ou bien que le dernier 4 x 4 Humer, BM ou Mercedes, vous éclabousse avec toute l’insolence de cette médiocrité, que la jet set et les nantis aveugles et prétentieux affichent avec fierté.
Bestiaire :  Les créatures imaginaires qu’Étienne Ruhaud offre à notre réflexion sont aussi – à l’exception des Centaures – de celles qui rampent et affectionnent l’élément Eau. Voici, par exemple, les biens nommés Ouranis, sortes de « nénuphars colorés qui éclairent la nuit océane », ce qui serait une très jolie chose s’ils n’étaient dotés d’une voracité à toute épreuve. Ou ces Larves dont « les œufs microscopiques forment une vague jaunâtre ». Il y a aussi les Caloplans qui adhèrent irrésistiblement aux murs de votre salle de bain. Ou – pire encore – les Truffes, «cônes translucides » qui colonisent les estomacs. Mieux vaut arrêter ici la description de cet univers glauque et inquiétant dont la noirceur et l’humour froid ne sont pas sans rappeler les plus belles pages de Lovecraft.

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