Mardi 28 juin 2016 à 19 h 30 : Littérature russe

Affiche BirinskiSoirée  « Rire de la Révolution en Russie »

Le théâtre de Leo Birinski. Présentation de La danse des fous, avec les éditions Lingva et son éditeur Patrice Lajoye.

La Russie est le pays de la Révolution – après la France. Mais si elle a produit une riche littérature révolutionnaire, rares sont les œuvres qui osent se moquer de tout cela, et mettre dans le même sac tant le gouvernement tsariste que les étudiants, ouvriers contestataires et autres anarchistes. On peut compter par exemple sur les romans et nouvelles de Maxime Belinski. Mais lorsqu’il y en a eu, très rares sont les textes qui ont été traduits en français. Parmi ceux-ci, on notera surtout une pièce de théâtre, La Danse des fous, de Leo Birinski. Cette Danse des fous est un petit bijou d’humour. On s’y retrouve chez un gouverneur de province, corrompu jusqu’à l’os, qui ne cesse d’envoyer au gouvernement des rapports alarmistes dans le but d’obtenir de nouveaux crédits qui lui permettront de mener un large train de vie. Parallèlement, les révolutionnaires ont décidé de faire de cette même région un havre de paix, afin de pouvoir y dissimuler tranquillement fugitifs et archives…
Leo Birinski est probablement né en 1884 à Lysianka, dans le Gouvernement de Kiev, d’un père nommé Hersch Gottesmann, et d’une mère nommée Karna Berinska ou Birinska. Il passe son enfance en Bukovine, alors province austro-hongroise. Il emménage à Vienne au début du XXe siècle, devenant libraire, avant de commencer à écrire. Il se fait alors connaître par deux tragédies (Der Moloch et Raskolnikoff, laquelle est une adaptation de Dostoievski), et une comédie, Narrentanz (La Danse des fous), créée en 1912. Cette dernière pièce fut un immense succès, et fut traduites en sept langues, dont le français. En 1921, Birinski déménage à Berlin en 1921, où il se marie, et en 1927, il arrive aux États-Unis, où il entame une prolifique carrière de scénariste. Son dernier film, The Lady Has Plans (Espionne aux enchères, réalisé par Sidney Lanfield, sort en 1942. Puis Leo Birinski disparaît. Il meurt le 23 octobre 1951, dans une misère noire, et est enterré dans une fosse commune à New York.

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