Mercredi 27 mai 2015 à 19 h 30 : Paris création, de Montmartre à Montparnasse

De MontmartreUne rencontre littéraire (avec l’association ATCO), en compagnie de Jacques Lambert pour De Montmartre à Montparnasse : la vraie vie de bohème (1900-1939) (Max Chaleil éditions) et Olivier Renault pour Montmartre, les lieux de légende (Parigramme).

Jacques Lambert : « En ce début du XXe siècle, ils ont vingt ans… Certains sont nés sur la Butte, tel Utrillo ; d’autres sont venus de province : Mac Orlan, Braque, Dufy, Max Jacob, Satie ; d’autres, enfin, ont quitté leur pays attirés par ce Montmartre où ont vécu et travaillé Degas, Renoir, Toulouse-Lautrec… Ainsi débarquent : Van Dongen, Picasso, Pascin, Kisling, Modigliani… Entre 1900 et 1910, on va les retrouver sur la Butte, dans des cités d’artistes, comme le Bateau Lavoir, bientôt rejoints par Apollinaire, Derain, Vlaminck, Léger, Miro… Mais bientôt, peintres et écrivains émigrent vers Montparnasse : Modigliani, dès 1909, Picasso en 1911… Ils investissent ce nouveau quartier qui s’étend du carrefour Vavin à la Porte de Versailles et où de nouveaux venus (Soutine, Foujita, Man Ray, etc.) ont élu domicile non loin de la Ruche, phalanstère qui abrite Chagall, Brancusi, Léger, Archipenko, Zadkine… Plus tard les Américains Hemingway, Miller, Maïs Nin, Ezra Pound, attirés par l’esprit de liberté et le goût de la fête, gagneront à leur tour ces lieux déjà mythiques. »
Olivier Renault : « Du café de la Nouvelle Athènes fréquenté par Manet, Degas, Pissarro, Seurat, Van Gogh et bien d’autres à la fin du XIXe siècle au Bateau-Lavoir où Picasso peint Les Demoiselles d’Avignon, Montmartre connaît un véritable âge d’or. Le bal du Moulin Rouge inspire Toulouse-Lautrec, la rue Cortot abrite les amours tumultueuses de Suzanne Valadon, le père Frédé déclame en compagnie de Carco et de Mac Orlan au Lapin Agile ; plus tard, Breton et les surréalistes se réunissent au Cyrano. Rue par rue, d’ateliers cachés en cafés historiques, ce guide nous entraîne dans les pas de ceux qui ont tissé la légende du quartier et dont l’âme s’accroche encore à une foultitude d’adresses. »
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