Mardi 3 mars de 18 h à 21 h : Vernissage de l’exposition des œuvres de Jean-Louis Guitard

affiche lucarne+abeillesUn vernissage en poésie avec des lectures poétiques de Laurence Bouvet, Pierre Kobel et Jean-Louis Guitard.

Exposition du lundi 2 mars au samedi 14 mars 2015.

Le travail de l’artiste  : pour moi le seul but, le seul intérêt, la seule raison d’être d’une œuvre d’art est de créer une émotion. Qu’il s’agisse de peinture, de théâtre, de dessin, de musique, de chanson, de sculpture ou de gravure je ne vois pas d’autres but, intérêt ou raison au domaine artistique.
J’utilise l’encre de Chine comme d’autres la peinture, la pierre, l’ordinateur, la note ou la plaque de cuivre. La technique doit être sans faille pour ne plus être apparente et n’exister qu’au profit de la sensation et de l’émotion. Et c’est par la sensation et l’émotion qu’il ressent et transmet que l’artiste existe.
Il y a une infinité de sensations et d’émotions. L’encre, la peinture, la pierre, l’ordinateur et la plaque, entre autre, ne sont que des moyens d’expression… L’œuvre n’existe qu’en fonction du coeur et de l’intelligence. Cette conception de la création artistique n’engage bien sûr que moi, d’autres artistes peuvent avoir des conceptions totalement opposées. Mais je ne crois pas au manque de cœur, de travail ou d’intelligence.

La technique : chaque œuvre est conçue et réalisée comme une « peinture dessinée » en noir et blanc. Elle est précédée pas une série de croquis sur le motif.
Dans mon atelier je choisis ensuite quelques uns de ces croquis, j’en fais une ou plusieurs synthèses qui deviennent ainsi des idées
développables. Pour chaque idée j’étudie une mise en page précise qui présentera le sujet, sans ligne de contour et uniquement offert par le jeu des ombres et des lumières, dans un équilibre de blancs et de noirs.
Sur la feuille définitive, de petit ou de très grand format, je dessine une construction précise au crayon. Puis j’entame la réalisation de l’œuvre, à l’encre de Chine pure, à la pointe tubulaire, et au pinceau pour les noirs profonds. Les pointes tubulaires étant de différentes tailles le trait d’encre peut donc avoir, par fabrication, différentes épaisseurs, mais chaque épaisseur peut elle-même varier en fonction de l’angle d’attaque du papier comme de la vitesse d’utilisation. Mon but étant de créer l’émotion avec le minimum de moyen, je suis continuellement à la recherche de la rigueur et de la sobriété. La lumière doit circuler librement dans toute la feuille, et cette feuille doit se transformer en espace.
Une œuvre de 108 x 75 demande un mois de travail, uniquement sur la feuille définitive, c’est à dire sans compter le temps de conception et de croquis. Une œuvre de 130 x 185 demande trois à quatre mois.

 

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