Vendredi 28 février 2014 à 19 h 30 : Soirée littéraire

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Soirée organisée avec Monique Enckell pour Il pleut du sable sur Paris (éd. Al Manar) et Mohamed Kacimi-El-Hassani pour l’ensemble de son œuvre.

Il pleut du sable sur Paris représente l’Algérie, quelques années après l’Indépendance. Une infirmière de 18 ans (l’auteur) à Mraier, dans le désert algérien. « Souvenirs secs. Vagues de sable au loin. Caillasse. Touffes de jonc. Pierre. J’ai versé les dernières gouttes d’eau sur ma langue mon front ; l’eau ensanglantée s’est évaporée en moins de deux. La terre est rouge. Terre d’Afrique, « Sol d’airain qu’un ciel brûlant calcine ». Dans une autre vie j’ai lu Victor Hugo. J’ai chaud. J’ai bien fait mes révisions, je connais mon sujet, lutte contre le trachome la maladie qui aveugle, la maladie qui ronge les yeux jusqu’au trou noir.

Monique Enckell a vécu en Afrique. Elle a été infirmière, enseignante, comédienne. De retour en France, elle a réalisé deux films. Depuis une dizaine dannées, elle écrit pour la radio, le théâtre et la jeunesse. On peut citer entre autres, Le Grand Nénuphar d’Amazonie, Dieu merci on ne meurt qu’une fois » (l’Avant-Scène), Heureux comme des rois (Quatre-Vents), Deux jambes, deux pieds
Mohamed Kacimi-El-Hassani est né à El Hamel en 1955 où il a connu une enfance « dorée » et protégée.. Cette cité citadelle aux portes du désert, dans le sud algérien, est en effet une sorte de monastère fortifié construit en pisé, et pendant les premières années de sa vie, Mohamed Kacimi y a vécu coupé du monde extérieur. Il a eu son premier coup de foudre pour la littérature quand il entend l’un de ses maîtres lire « Le dormeur du val » de Rimbaud. Il découvre ensuite d’autres auteurs : Breton, et « l’art du désordre » qu’est à ses yeux le surréalisme ; Flaubert, dont il partage l’obsession des mots, de la langue ; et bien d’autres : Jules Verne, Fourier, Proudhon…
Très tôt il a fait le choix de la langue française, voulant se construire ce qu’il appelle « ce petit lopin de langue », un choix intime, personnel, afin de s’extraire de la pesanteur de « l’héritage millénaire de la mémoire de la tribu ».
Dès 16 ans, il fait de fréquents voyages en bateau vers Marseille. Pourtant la France est pour lui un « rêve lucide » : il connaît les difficultés des immigrés. Exalté par la victoire socialiste de 1981, il prend l’avion pour la France et il vit à Paris depuis cette date. Il se consacre à l’écriture, et se heurte à la difficulté d’entrer dans le milieu littéraire (Le mouchoir est refusé par 14 éditeurs). Il est alors contraint d’exercer plusieurs métiers : professeur d’alphabétisation, pigiste, traducteur, « nègre », tout en développant ses talents de romancier, d’essayiste et de dramaturge. Il écrit aussi pour la littérature de jeunesse.

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