Exposition de peintures-collages d’Alain Robinet du 4 au 18 janvier 2013

En janvier, La Lucarne des Écrivains accueille « La résistance du texte », peintures-collages d’Alain Robinet.

D’anciennes écritures froissées, collées, recyclées, qui, des traits 
retraçant, surlignent les lignes-failles des collages, sont comme
 d’(im)possibles décryptes, à dégîr, à translitterrer toutes ces 
incandescences, ces épiphanies balafrées, décalées d’un sous-texte 
(en tracer l’amont, l’aplomb de la langue = humaine aventure pariétale
depuis l’appui du puits de Lascaux) et ses échos devenus, ici,
 graphiques, à demi enfouis-émergeants/écran comme déchirures, comme relevés
des menées triturées, et de là, ambuler, graffer pour décrypter (sur) les 
reliefs, veines, veinules de ce tellurisme… et, Je dis : Palimpseste !
Alain Robinet

« Alain Robinet est un poète des listes, du mixage de textes existants
et de leur réécriture. Un grand recycleur de langage, donc, qui semble
sans cesse chercher à lui donner une nouvelle vie. Et il y a quelque
chose de cette démarche dans ses peintures-collages. Sortis de leur
usage initial, les textes sont faits traits ou surfaces, arrachés du 
lisible pour être rendus au visible… Mais pas seulement… Car les 
collages de texte d’Alain Robinet n’abolissent pas le relief du papier,
tout comme ces écritures peintes n’abolissent pas la discontinuité du 
texte. Au contraire, c’est cette résistance du langage à sa mise en 
tableau que souligne, me semble-t-il, la peinture d’Alain Robinet. Et
 c’est dans l’écart entre ligne et trait, comme dans celui entre surface
 et aplat, que le peintre crée l’espace de son jeu propre. Jeu où
 l’artiste s’inscrit sur les failles d’une signification que l’on ne peut 
plus atteindre, mais seulement supposer… »
Guilhem Fabre.

« À remarquer l’impression phénoménale. Où s’exposer à l’indistinction
 de l’apparaître et du disparaître. Vidange et puisage violents en deçà
 de toute vie d’ange et de l’existence épuisée. Immanence sans recours ni
 remords qui devance et démultiplie sans fin l’imminence dans l’aperçu.
 Précipitation-compression en surface des collages instantanés sur la 
peau. Les vocables tympanisants, les signifiants scriptés, les graphies
 griffées, les drippées, les ressauts et saillies de matérialités se
prennent aux jeux les uns des autres, décidément, et 
indé(x)-cidablement. Qu’est-ce que c’est que ça que cet x ? Mais la rixe
 prolixe sans aucune idée fixe au bord du Styx. Eurêka Eurydice ! Orphée
la-la-lyre, lui, n’en est pas revenu… »

Christian Cavaillé.

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