Novembre 2012

Samedi 3 novembre 2012 à 19 h 30 : Soirée littéraire « Premier livre, premier roman ».
Premier livre d’une maison d’éditions qui expose son jeune parcours dans une station de métro parisienne (St Germain des Prés). Premier roman d’une jeune fille au parcours douloureux, sélectionné parmi trois cents manuscrits envoyés après un appel à concours.
Dans la manière comme dans le contenu, deux raisons de découvrir les éditions Bleu Pétrole et la romancière Florie Adda avec ses éditrices, pour le livre États mixtes sur papier associant dessins et textes.
« Mais que font les “artistes” ? Qu’est-ce qu’ils servent ? Les “artistes engagés”, oui, peut-être, je ne sais pas…
Et les autres, ils ne sont pas engagés peut-être ? Au service de quoi, de l’Art ? Voilà une cause perdue d’avance, parfaitement absurde et contradictoire, comme la vie, qui mérite d’être défendue, comme la vie, pour l’aberration de son existence. »
Florie Adda, États mixtes sur papier

Le rêve du scaphandrier, collage de Phllippe Lemaire.

Le rêve du scaphandrier, collage de Phllippe Lemaire.

Du 5 au 17 novembre 2012 : exposition « La Lucarne des rêves », collages de Philippe Lemaire, l’exposition comporte 30 œuvres. Vernissage le 6 novembre à partir de 18 h.
Le vernissage sera suivi d’une soirée lecture à partir de 20 h organisée en 3 temps :
– Présentation des livres Le Pont et Colleur de rêves et de l’exposition.
– Lecture d’un extrait du livre Le Pont d’Annie Saumont par François Grosso des éditions du Chemin de Fer.
– Mise en voix de textes de rêves du livre Colleur de rêves par le comédien René Haddad.

7 novMercredi 7 novembre à 19 h 30 : Voyages et solitudes ! En compagnie de David Lefèvre pour Aux quatre vents de la Patagonie et Solitudes australes chez Transboreal.
Nous évoquerons les itinéraires de voyage de David Lefèvre et son intérêt pour l’œuvre de Nicolas Bouvier.

26octobreVendredi 9 novembre à 19 h 30 : soirée poésie, avec les éditions Al Manar et Alain Gorius.
Poésies de la Méditerranée, les éditions Al Manar se sont faits une place à part par la richesse de son catalogue, la beauté de ses livres et la qualité de ses poètes.
En compagnie des poètes :
– Emmanuel Damon pour son recueil Regain du sang, illustré par Hubert Damon : Non l’éclat du sang versé, mais cette gaîté des venues au monde regain, seconde clarté, celle qui vient après que la chair à travers les saisons a livré son premier élan, ses flambées éclairantes. Il surgit comme le dernier rayon qui, passant les cimes après l’orage, jette soudain la vallée en pleine lumière. Ce qu’il inaugure ici ou ailleurs, les mots peut-être s’en souviennent.
Emmanuel Damon vit entre Paris et le Val de Loire. Ses poèmes, publiés dans de nombreuses revues en France et à l’étranger, ou rassemblés dans différents recueils (‘Dans un concert jaune d arbres et de pierres’, ‘Patience de la foudre’, ‘Les armes neuves, la faim’) ont fait l’objet de collaborations avec divers artistes, en particulier les peintres Hubert Damon (‘Jubilation’) et Mikio Watanabé, ainsi que le compositeur Éric Fischer. ‘Mon florilège ma dévorée’ est paru en édition de bibliophilie chez Al Manar en 2011.
26octobre1– et Gabrielle Althen pour Vie saxifrage, illustré par Myoung-Nam Kim.
Il y a, dans les régions méditerranéennes, une petite fleur jaune, dite saxifrage, dont les racines, pour se frayer un chemin, parviennent à effriter la roche. Dans ces poèmes, ouverts à la lumière et à des vents aimables, la vie, têtue, endurante, obstinée, surgit aussi à partir de ce qui la contrarie. Gabrielle Althen y laisse transparaître une dramaturgie subtile. Vie et paresse de vivre, clarté et lourdeurs, émerveillements et destructions s y affrontent – et la vie l’emporte, précaire et discrète, saxifrage peut-être, comme la fleur que l’on appelle ainsi.
Gabrielle Althen, poète, romancière, nouvelliste et essayiste, vit entre Paris et le Vaucluse. Auteur de nombreux ouvrages, elle a également traduit, en collaboration avec Jean-Yves Masson, les ‘Poèmes à la nuit’ de Rilke.

Samedi 10 novembre de 14 h à 16 h : Atelier d’écriture. … inscrivez-vous !
Animé par Jean-Lou Guérin autour d’Écrire de Marguerite Duras. Pour trouver ou retrouver le plaisir d’écrire, mettre en forme ses souvenirs, faire confiance à son imagination.

10novSamedi 10 novembre à 19 h 30 : Littérature et création, avec l’équipe de la revue Borborygmes.
Musique, gravure et poésie autour du livre L’Astre métis (Ed Quelques Mots) d’Arthur Bidegain (auteur) et David Clerc (graveur).
La soirée sera animée par Michela Orio et Arthur Bidegain. Avec Bertrand Ravalard au piano.
Extrait, deux des poèmes de l’ouvrage
près de la ville la nuit
il y a une cour d’hôtel
regorgeant d’étoiles et de machines cassées
il y pleut à l’horizontal des
charmes surannés
et des bises en ressort qui attendent leur heur
il n’y fait aucun bruit et le froid y
est de métal doux
les larmes sont fleurs et elles déclament
et se racontent les chansons
de geste à sauvagerie passée
comme le vent qui ruisselle en baisers
autour de ta bouche
flammes honorant ton cou
qui gémit en remerciant
le futur se couche sur le présent
et le pénètre sans fin ni
lassitude
lui érigeant sa tombe couverte de diamants

13 novMardi 13 novembre à 19h30 : « Théâtre et littérature », d’après L’affaire de l’esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui (Gallimard) Adaptation au théâtre mise en scène et joué par Hassane Kassi Kouyaté.

Je me nomme Furcy. Je suis né libre dans la maison Routier, fils de Madeleine, Indienne libre, alors au service de cette famille. Je suis retenu à titre d’esclave chez Monsieur Lory, gendre de Madame Routier. Je réclame ma liberté : voici mes papiers. Nous sommes en 1817 à Saint-Denis de La Réunion alors île Bourbon et l’homme qui prononce ces mots tient dans sa main la Déclaration des Droits de l’Homme. Un esclave qui réclame ses droits. Du jamais vu. De l’inédit. L’esclave Furcy a osé. Il a osé revendiquer ses droits, juste ses droits. Il a osé assigner son maître en justice, réclamer sa liberté. Il sera aidé par un procureur général mais les esclavagistes sont là, puissants, influents. Le combat durera vingt-sept ans…
Mohammed Aïssaoui a mené l’enquête et révélé au grand public L’Affaire de l’esclave Furcy (prix Renaudot de l’essai 2010). Et c’est Hassane Kassi Kouyaté qui en sera le conteur avec le souhait de mettre des mots sur le néant, une voix sur l’absence. Un état-civil. De traquer l’Histoire dans ses coins d’ombre, dans ses complicités, dans ses silences, dans ses pages insupportablement vierges. Déjouer l’évidence, révéler les complexités et les ambiguïtés. Et au-delà d’un seul nom et du combat d’un homme, la dignité de tous, la cohorte debout des damnés.

Présentation du livre de Mohammed Aïssaoui L’Etoile jaune et le croissant Le livre-enquête de Mohammed Aïssaoui tourne autour d’un mystère : Kaddour Benghabrit, fondateur de la Mosquée de Paris et Recteur de la Grande Mosquée durant la Seconde Guerre mondiale, aurait-il sauvé des Juifs entre 1940 et 1944 ? Si cela était prouvé, il pourrait ainsi devenir le premier Arabe consacré « Juste parmi les Nations » par le mémorial de Yad Vashem.

RescaleMercredi 14 novembre à 19 h 30 : soirée poésie/spectacle, avec la compagnie Mood Machine autour du recueil « Rescale » d’Elisabeth Rossé (éd. de l’Atlantique)
http://www.moodmachine.org

Vendredi 16 novembre à 19 h 30 : Soirée corse, avec les éditions Colonna autour de l’ouvrage Mémoire(s) de Corse, en compagnie d’Arlette Shleifer, Jean-Pierre Castellani, Jean-Noel Pancrazi, Belinda Cannone, Jean-Baptiste Predal et Jean-Jacques Colonna d’Istria.
Chacun des participants évoque librement le souvenir personnel d’un événement important qu’il a vécu en tant que témoin ou acteur, en terre corse.
Collection « Poésie » :
– Francescu Viangalli : « Urlà »
– Henri-Etienne Dayssol : « Voxpoésie », chansons et poèmes choisis.
– Angèle Paoli : « Solitude des seuils », suivi de « Mocahju ».
– Franck Castellani : « La fontaine d’Arbaghjolu ».
– Tristan Casabianca : « Liberté d’escale ».
– Xavier Dandoy de Casabianca : « Quai Tino Rossi ».
Autres :
– Dominique Memmi : « Retour à Mouaden ». Roman.
– Collectif, s/s la direction de J.P. Castellani : « Mémoire(s) de Corse ».
Une autre Corse… 30 contributions
– Christiane-Grâce Casanova : « Augustin de Giafferri, gentilhomme d’honneur, victime expiatoire de la « Crocetta » en 1798. Variations sur un mystérieux portrait ».
Collection « prix du Livre Corse » (conférences) :
N° 1 : Michel Casta : « Histoire et mémoire des Giovannali ».
N° 2 : Marie-Jean Vinciguerra : « Les élites ghisonaises ».

Samedi 17 novembre à 19 h 30 : Soirée « Michaël Glück ». Poète, écrivain, traducteur. Il est traduit en italien, espagnol, catalan, allemand, chinois. Multiples collaborations artistiques : Théâtre, Danse, Marionnettes, Arts plastiques, musique
Présentation de son œuvre et de ses derniers recueils. Lecture d’Anne Orsini de l’enceinte.

britannicus sans dateJeudi 22 novembre à 19 h 30 : Spectacle Théâtral, Britannicus de Racine en intégrale par un seul acteur : Rémi Delieutraz ! Après la performance du mois dernier, Andromaque en intégrale, Rémi Delieutraz récidive avec cette célèbre pièce racinienne.
En 1669, la France vit sous la monarchie absolue de Louis XIV ; son pouvoir, célébré par de nombreuses fêtes, est à son apogée et accentue la demande du public de sujets plus sérieux et moins de rêverie héroïque. (le déclin du théâtre cornélien l’atteste).
Ainsi, en choisissant l’accession au pouvoir de Néron, Racine peint surtout les aspects passionnels et les exigences intimes et contradictoires ; d’ailleurs pour éviter tout rapprochement malencontreux avec son époque, le dramaturge précise dans sa première préface qu’il ne s’agit pas de représenter « les affaires du dehors. Néron est ici dans son particulier ».
Cette précaution prise, Racine met malgré tout en scène les jeux et les enjeux liés à la quête du pouvoir et montre que celle-ci anime l’action tragique surtout lorsque la nature du pouvoir est tyrannique.
Ainsi, à travers Britannicus, Racine propose le spectacle, qu’il veut édifiant, d’une nature humaine plongée sans cesse au cœur d’une lutte entre le bien et le mal.

 Samedi 24 novembre 19 h 30 : soirée littérature « D’une langue à l’autre », avec : Flavia Cosma, Denis Emorine, Nina Zivancevic, Geneviève Huttin, Ara, Alexandre Shishmanian, Dana Shishmanian (qui animera la rencontre).
Nous avions évoqué lors d’une précédente soirée « D’une langue à l’autre » l’expérience révélatrice de poètes de différentes origines ayant adopté le français comme langue d’écriture.
Cette fois, nous interrogeons ensemble des poètes de langue étrangère et leurs traducteurs en français, nous écoutons le chant d’origine et sa transposition, nous tâchons de scruter le mystère
de cette « trahison » fertile qu’est la traduction, qui, en disséminant des textes poétiques autrement inaccessibles ailleurs que dans leur propre jardin, les font germer et produire
des fruits inattendus sur les terroirs de la langue d’accueil.

inconnue-de-la-seine-sMercredi 28 novembre à 19 h 30: Paris mystère ! L’Inconnue de la Seine et autres fantômes parisiens, avec Didier Blonde pour ses romans, récits et livres d’érudition.
L’Inconnue de la Seine personnage aussi captivant qu’énigmatique, serait une jeune femme retrouvée noyée en 1901. Sa beauté fascinante lui valut l’honneur d’un masque mortuaire en plâtre, reproduit à des milliers d’exemplaires et aujourd’hui toujours disponible. Vraie noyée, ou faux fabriqué par un mouleur astucieux à partir d’un modèle vivant ?
Autour de celle que l’on appela aussi « la vierge du canal de l’Ourcq », car même le lieu de la découverte reste mystérieux, s’est édifiée une légende romantique qui n’a cessé d’inspirer poètes et écrivains, de Maurice Blanchot à Céline, de Jules Supervielle à Nabokov et d’Anaïs Nin à Rilke. Dans la vision romanesque de Didier Blonde, le narrateur, marqué par un deuil récent, mène l’enquête sur ce moulage dans lequel il croît reconnaître le visage d’une femme qu’il a aimée. Enquête qui va le promener dans le Paris de l’époque, dans son obsession de retrouver le personnage réel derrière la figure anonyme. Car la clé de l’énigme se cache-t-elle dans les registres de la morgue conservés aux archives de la police, ou dans des textes méconnus recueillis par la Bibliothèque Nationale, rue de Richelieu ?
C’est là, en tout cas, qu’il va rencontrer une jeune universitaire, bien vivante, elle; dont l’image va progressivement s’imposer dans l’esprit du narrateur en lieu et place de celle qu’Aragon appelait « la Joconde du suicide ».
L’œuvre de Didier Blonde est fondamentalement une œuvre hantée, c’est-à-dire peuplée par les images des morts : spectres du muet, fantôme insaisissable d’un Baudelaire en perpétuel déménagement, personnages de fiction qui habitent encore par la mémoire littéraire leur domicile parisien, ou mystérieuse jeune fille aux identités multiples dont le visage seul demeure, figé dans le sourire d’un moulage de plâtre. « À ne voir que des morts, je suis étonné de croiser dans la rue des gens en vie. Ils me paraissent être des miraculés qui ne se doutent pas du péril auquel ils ont échappé. »
À ne fréquenter que ceux qui ne sont plus, on s’aliène le voisinage des vivants, on se déshabitue au relief décevant du quotidien : l’image aplatie de la photographie, avec parfois ce flou du mouvement qui déstabilise le cliché, exerce une tout autre force d’attraction.
Les personnages de son œuvre sombrent dans le regard médusant des morts ainsi fixés, immortels éphémères, dans la pleine agitation de leur vie passée.

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