Mars 2012

Vendredi 2 mars 2012 à 19 h 30 : Lecture poétique par Marianne Aurícoste. Lève-toi et crie ta nuit Femmes poètes arabes d’aujourd’hui d’Algérie, d’Égypte, du Liban, du Maroc, de Palestine, de Syrie et de Tunisie.

Mercredi 7 mars à 19 h 30 : Soirée Spectacle ! De la pédagogie à la poésie sur les traces de Fernand Deligny La compagnie théâtrale « La scène buissonnière » fêtera ses quinze ans en présentant un travail de création sur les textes de Fernand Deligny. Lectures d’extraits de Adrien Lomme, A comme asile et quelques historiettes de Les enfants ont des oreilles.

Vendredi 9 mars à 19 h 30 : Soirée poésies Autour de « L’écorchure des nuits » de Jack Küpfer Editions Bruno Doucey.
En lisant ce recueil, on comprend que Jack Küpfer puisse aimer les poètes élisabéthains, le romantisme, les surréalistes. Plus encore, l’art gothique, son bestiaire, ses gargouilles, ses cathédrales.
L’atmosphère qui émane des premières sections du recueil rappelle Le Triomphe de la mort de Brueghel ou les oeuvres tourmentées du peintre allemand Max Beckmann.
Même lorsque le poète évoque les vertiges du monde moderne, ce « grand-huit de l’argent facile » et les traders qui « planent sur les rails du pillage ».
Bonheur de vivre et idéal semblent perdus, bafoués, jusqu’à la prémonition d’une cité parfaite et de l’amour retrouvé. Sous la plume envoûtante de Jack Küpfer, la poésie devient une allégorie du rapport au monde, de la descente aux abîmes à cette vie nouvelle à laquelle aspire le poète.
Extrait
« La cendre est un nid
pour oiseaux de passage
Hommes
oiseaux de terre trempés jusqu’au sang
navigateurs de l’aurore
en route
vers l’immense embrasement du cœur »

Du lundi 12 mars au samedi 31 mars 2012 : Exposition de peintures  par Meyer Sarfati. Vernissage jeudi 15 mars à 18 h, suivi à 20h de lectures poétiques de Brigitte Gyr.

Vendredi 16 mars à 19 h 30 : Pourriez-vous être ministre ? rencontre-débat autour du livre Altergouvernement,
Avec Aline Pailler – alterministre de l’information ; Marc Dufumier – alterministre de l’agriculture ; Philippe Leymarie : alterministre de la défense
Les éditions du Muscadier publient Altergouvernement, un essai collectif qui réunit 18 personnalités reconnues pour leur engagement respectif. Celles-ci se glissent dans la peau d’un ministre, comme si elles venaient d’être nommées par le nouveau pouvoir qui se mettra en place en mai 2012. Chaque auteur, selon sa spécialité, propose un état des lieux de son ministère et détaille les mesures concrètes qu’il s’apprête à prendre. Au fil des pages se dessine un monde plus juste
et plus égalitaire. En amont de l’élection présidentielle, cet ouvrage invite chacun à réfléchir à la société de demain.
Une fiction… ou le signe d’une révolution en marche ?
Ce qui apparaît aujourd’hui comme une utopie pourrait bien devenir une réalité dans un proche avenir. Qui d’entre nous n’a pas le sentiment
que le monde est à un tournant, que les systèmes politiques, économiques et sociaux qui le régissent sont en train de craquer de toutes parts, que seuls de profonds changements pourront nous sortir de l’impasse ou du chaos ?
En ces temps de crise, deux voies s’offrent à nos sociétés : soit celle du repli, de l’aggravation des inégalités, de la montée des tensions, avec à la clé, comme dans les années 1930, le risque conjugué d’un effondrement de la démocratie et d’une conflagration généralisée ; soit celle d’une remise en question de nos manières de
gouverner, de produire, de vivre ensemble, avec un retour aux valeurs d’humanité, de responsabilité et de solidarité.
C’est clairement dans cette seconde voie que s’inscrivent les auteurs réunis dans cet ouvrage.

Samedi 17 mars : La mémoire et l’oubli

Mardi 21 mars et mercredi 22 mars : LE GARDEUR DE TROUPEAUX … au village sans prétention D’après Fernando Pessoa,
Le Gardeur de troupeaux et les autres poèmes d’Alberto Caeiro,
traduction d’Armand Guibert. Adaptation : Daniel Dubois. Interprètes : Daniel Dubois et Jacques-Marie Legendre. Accompagnement à la flûte : Françoise Ducos, sur des thèmes musicaux de Georges Brassens.

Je crois au monde comme à une pâquerette,
parce que je le vois. Mais je ne pense pas à lui
parce que penser c’est ne pas comprendre…
Le Monde ne s’est pas fait pour que nous pensions à lui
(penser c’est avoir mal aux yeux)
mais pour que nous le regardions avec un sentiment d’accord…
Moi je n’ai pas de philosophie : j’ai des sens…
Fernando Pessoa (Alberto Caeiro), Le Gardeur de troupeaux

Imaginons …
Un soir de printemps… Un jeune poète rentre chez lui avec en tête des airs de flûte qui lui sont revenus sur la colline (réelle ou imaginaire ?) où il est allé « garder le troupeau de ses pensées ».
La nuit venue, « la fenêtre fermée et la lampe allumée »… voilà que « la voix de la terre, qui est tout et personne » devient la « voix écrite » du poète que Fernando Pessoa nomme Alberto Caeiro, « son Maître », mais qui émane de lui.
C’est à cette voix écrite que deux comédiens vont prêter la résonance de leur propre voix. Quand ces voix feront silence, on entendra évoquer à la flûte, sur des thèmes de Georges Brassens, les souvenirs du «village sans prétention ».

Bernardo Soares, L’Indifférent.
D’après Fernando Pessoa, Le Livre de l’intranquillité, de Bernardo Soares, traduction de Françoise Laye. Adaptation et interprétation : Daniel Dubois.
Pour me créer, je me suis détruit ; je me suis tellement extériorisé au-dedans de moi-même qu’à l’intérieur de moi-même je n’existe plus qu’extérieurement. Je suis la scène vivante où passent divers acteurs, jouant diverses pièces.
Fernando Pessoa (Bernardo Soares), Le Livre de l’intranquillité.
De tous ses hétéronymes, Bernardo Soares est le plus proche de Pessoa, au point de quasi se confondre avec lui. Le Livre de l’intranquillité, que Soares lui aurait confié, est un ensemble de fragments découverts après la mort de Pessoa dans la malle où il entassait ses papiers. Trace d’un entretien infini de l’auteur avec lui-même, ombre d’un Livre à jamais inachevé que chaque édition, chaque traduction, réordonnance.
Bernardo Soares est un modeste aide-comptable. Son existence solitaire se déroule entre le bureau, les longues errances dans Lisbonne et les nuits d’insomnie où, inlassablement, il écrit. Son journal révèle un être dédoublé entre rêve et réalité, entre lui-même et les personnages qu’il s’invente et qui vivent leur propre vie, entre sensation du vide, désarroi et conscience d’être « interprète d’une bonne part de notre siècle ».
J’ai extrait de l’immense récit le contenu d’environ deux journées et choisi d’incarner ainsi le narrateur au plus près de sa vie quotidienne. Partageant, comme plusieurs d’entre nous, son inquiétude : « Combien suis-je? Qui est moi? Qu’est-ce donc que cet intervalle entre moi-même et moi? » Sachant aussi, comme l’écrit encore Soares/Pessoa, que « vivre, c’est faire du crochet avec les intentions des autres »

Vendredi 23 mars à 19 h 30 : Habib Tengour.

Samedi 31 mars à 19 h 30 : D’une langue à l’autre. Rendre compte de l’expérience du passage au français comme langue d’écriture, à partir d’une langue maternelle autre, révéler ce qu’un tel passage peut embarquer comme ruptures, exil, découvertes, dévoiler quelques recoins de son écriture comme en palimpseste, où la langue maternelle, transformée en support plus ou moins invisible, se devine au travers des interstices de pensée, de sensibilité, de vécu : c’est le but que se propose une soirée exceptionnelle de rencontre entre des poètes francophones de différentes origines, la plupart, ayant publié chez L’Harmattan dans les deux dernières années.
Avec Dana Shishmanian, Abder Zegout, Louisa Nadour, Kamal Zerdoumi, Marie-Louise Diouf-Sall, Mattia Scarpulla, Sebastian Reichmann, Patricia Laranco ; le rôle de modérateur et orchestrateur de cette rencontre sera joué par l’écrivain Denis Emorine. La soirée, faite de témoignages et lectures

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