Juillet 2011

Jour après jour affiche Lucarne des écrivainsDu 27 juin au 30 juillet 2011 : exposition de photographies « Jour après jour – La traversée » de Laurence Dugas Fermon. Vernissage le 29 juin de 18 h à 21 h 30.

Chaque jour, depuis le 25 juin 2010, j’ai assemblé deux images « captées » entre 00h00 et minuit, deux photos « fraîches pondues du jour » et ce photomontage devenait ma PHOTO DU JOUR !
Traversant le temps et la vie qui passent, avec ses états d’âme quotidiens, ses ombres et ses lumières, avec une impérative urgence de vivre, de voir, de sentir, de toucher, de dévorer, j’ai tenu l’engagement!
Un autoportrait et une image par jour…
L’autoportrait pour saisir l’émotion du moment, l’ambiance intérieure de l’être, et une image extérieure à l’être, un paysage, un animal, un objet, des mots sur un mur…
Je fixais ce qui m’interpellait chaque jour en fonction de ce que je vivais, en fonction de là où mon regard venait se poser !
Je les ai ensuite envoyées par mail, ces images, accompagnées de réflexions, d’extraits de mes livres ou de textes écrits par d’autres, envoyés trois par trois, à une soixantaine de personnes, ceux qui ont vécu la traversée avec moi, certains prenant le voyage en route.
Des amis, d’autres artistes, des inconnus rencontrés lors de mes vernissages et qui étaient touchés ou intéressés par le projet.
Un photomontage par jour pendant 365 jours !! Un an !
366 jours plus exactement, histoire de boucler la boucle, de faire le tour !
Voilà un voyage qui n’est pas vraiment un voyage et pourtant que nous faisons tous jour après jour, LA VIE…
J’ai découvert ainsi une façon de « saisir » (prendre et comprendre) ma réalité, d’expérimenter consciemment l’incarnation au quotidien, et surtout, finalement, « d’éprouver » (dans le sens de mettre à l’épreuve mais aussi de sentir) LE LIEN …

Retrouvez nos Gazettes
Envoyez vos textes à Paul Desalmand : pablodesal@orange.fr
Avant le 15 août pour La Gazette de La Lucarne (1 500 signes maxi) à paraître le 15 septembre : appels à textes. »Texte centré sur l’idée d’allègement, de détachement, de déprise, sur tout ce qui nous rend lourds, qu’il s’agisse du corps, de la vie affective et sociale, du style. »
Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille…
L’occasion aussi de lire et de découvrir La Gazette de La Lucarne nouvelle formule.
Un numéro exceptionnel résumant l’activité de la La Lucarne des Écrivains à travers le prisme de la vingtaine d’auteurs, parmi le millier venus depuis cinq ans, qui ont écrit leur autoportrait à partir de leur photo prise par Philippe Barnoud à la librairie.
Avec en sus un portrait émouvant de Dominique Desanti par Marc Albert-Levin en première page, et celui de Claude Duneton, à l’origine de la Gazette et de la librairie, par moi-même.

« L’autoportrait est en cours de rénovation » proclame pince-sans-rire Marc Tardieu, adepte de l’autodérision, comme Anne de Rancourt, qui a commis le fameux « Comment élever son ado d’appartement ».
D’autres jouent sur l’humour pour parler d’eux, tels Jeanne Cordelier, l’inoubliable auteur de la Dérobade, les poètes Claude Held ou Bruno Doucey. Certains voguent sur l’émotion comme la poétesse Maram al-Masri, la romancière Joëlle Miquel ou Cécile Ouhmani.
Parfois on intellectualise ce que refète son visage tels Sarah Mostrel, poète et essayiste, Belinda Cannone, philosophe et romancière ou Nicolas Lebeau, éditeur et inventeur des billets-poèmes.
Les rires et les rides inspirent Florence Issac, Maggy de Coster ou Victoria Thérame. On dramatise comme Claude Confortès, réalisateur, acteur et scénariste. On déjante, tels Jacques Barbaut et Alain Robinet.
Ou, comme la photographe et poète Laurence Dugas Fermon, on fait de l’autoportrait un art de vivre, une Traversée de l’existence… Laurence Dugas-Fermon expose jusqu’à fin août sur les murs de la librairie quelques-unes de ses images sur 366 photos prises d’elle et du monde extérieur, au jour le jour, pendant un an…
L’occasion pour vous de venir à la librairie acheter vos livres d’été, soutenir son activité culturellle, et pourquoi pas s’abonner, si vous êtes loin, à La Gazette de la Lucarne (un an, 25 euros), avec en prime un cadeau surprise…
Il pleut, il mouille, c’est la Gazette qui gazouille.

Sur le site dixneufinfo.com : « Armel Louis, libraire indépendant et passionné », par Amandine Briand, publié le 30 juillet 2011.

http://www.dixneufinfo.com/portraits/article/armel-louis-libraire-independant

Fondateur de la Lucarne des Écrivains, petite librairie indépendante de la rue de l’Ourcq, dans le 19e arrondissement de Paris, Armel Louis se bat pour faire vivre sa boutique. Installé dans le quartier depuis cinq ans, il a su attirer un public toujours plus nombreux et diversifié. Portrait.
Vue de l’extérieur, la petite librairie du 115 rue de l’Ourcq, dans le 19e arrondissement de Paris, ne paye pas de mine. Située au cœur d’un quartier populaire, dans une rue excentrée, elle semble bien isolée. Pourtant à l’intérieur, les quelques 10 000 livres, qui trônent fièrement sur des étagères en bois artisanales, attirent fins connaisseurs et simples curieux. Les pages jaunies des livres les plus anciens n’attendent que d’être tournées et l’odeur qui en émane a quelque chose d’envoûtant.

L’indépendance comme seul mot d’ordre
Créée en septembre 2006, La Lucarne des Ecrivains est devenue, en quelques années, un lieu culturel incontournable du quartier. Derrière son comptoir, Armel Louis accueille chaleureusement les clients. Ses yeux vifs et la courte mèche qui lui tombe sur le front lui donnent un côté sympathique. Libraire de formation, celui qui « vient de fêter son demi-siècle » a pour habitude de parler vite et sans détours. Conseiller habile, il ne rate pas une occasion de faire découvrir de nouveaux auteurs à ceux qui passent la porte de la librairie.

À la Lucarne des Écrivains, 95% des livres sont neufs. Le reste est généreusement donné par les habitants du quartier. Une manière de créer des liens et de donner une seconde vie à ces ouvrages.
Il ne lui faut pas plus de quelques minutes pour satisfaire les demandes de chacun. « Ca, c’est un libraire, s’exclame une veille dame, auteure et cliente fidèle, il sait où sont rangés ses livres ! » Armel esquisse un sourire et entame la conversation. L’homme a la bougeotte et ne peut s’empêcher de partir à la recherche du livre qui dépasse légèrement d’une étagère, ou de celui qui n’est tout bonnement pas à sa place. Il range alors minutieusement les ouvrages indisciplinés, tout en continuant la discussion. C’est devenu un réflexe, presque une manie.
Plus qu’un commerce, la Lucarne des Ecrivains est un projet. A l’origine, trois auteurs, un libraire et un seul objectif : « mettre en valeur les 80% de livres ignorés par la grande distribution ». Marc Albert, dit Zeglobo Zeraphim, Jacques Cassabois et Claude Duneton se sont ainsi associés, dès 2005, avec Armel Louis, pour créer l’association « La Lucarne des Ecrivains ». Un an et quelques prêts plus tard, la librairie du même nom ouvrait ses portes. L’aventure pouvait commencer.

De la vie et de l’animation
Dès le début, Armel Louis avait imaginé sa boutique comme un lieu animé et riche de culture. Poésie, théâtre, romans policiers, nouveautés, la Lucarne des Ecrivains dispose ainsi d’un large choix d’ouvrages. Une importante section jeunesse propose également des livres scolaires et parascolaires ainsi que des collections plus rares, comme ces Encyclopédies Larousse du XXe siècle que l’on ose à peine toucher. Tout autour, 15 mètres de mur sont dédiés à des expositions de photographie, de peinture, ou encore, de gravure. En ce moment, « Traversée jour après jour », présente les photographies de Laurence Dugas-Fermon, jusqu’au 27 août 2011.

La Gazette de la Lucarne a été créée un an et demi après l’ouverture de la librairie. Elle réunit nouvelles et récits, ainsi que le programme des activités de la Lucarne des Écrivains.
Et puis, au beau milieu de la section jeunesse, une estrade attend patiemment le prochain rendez-vous des fidèles. Une fois les meubles déplacés et une trentaine de chaises installée, les rencontres littéraires, spectacles et autres soirées peuvent débuter. Armel Louis organise pas moins de 120 rencontres par an. « Soit 200 auteurs différents dans l’année et à peu près 75 peintres, chanteurs, musiciens, comédiens et autres artistes », calcule-t-il.
D’autre part, la Lucarne des Ecrivains publie régulièrement une gazette, dans laquelle Armel Louis rédige quelques textes courts. « La Gazette de la Lucarne » en est aujourd’hui à son numéro 39. Une édition un peu particulière intitulée « Autoportraits, autopsie et autodérision », dans laquelle une vingtaine d’auteurs s’adonnent avec humour et dérision à l’exercice de l’autoportrait.
« Un lieu où l’on a envie de passer du temps »
Quand il n’expose ou n’anime pas, Armel Louis reçoit. D’ailleurs, personne n’entre à La Lucarne des Ecrivains pour acheter un roman au plus vite et s’en aller aussitôt. Au contraire, les clients en profitent pour flâner dans les rayons, caresser les livres comme on effleure des objets précieux, sentir l’odeur des pages qui se tournent et surtout, discuter quelques minutes avec le maître des lieux. Car Armel Louis ne manque pas d’humour, et prend le temps de rigoler franchement avec ses clients. Il s’intéresse à leurs problèmes quotidiens et sait les écouter. « Une librairie, c’est un lieu où on a envie d’être, de passer du temps, affirme-t-il, pas forcément entre des boîtes de sardines et des langes pour enfants, ni avec un Top50 du n’importe quoi. »

Armel Louis, qui ne connaissait pas le 19e arrondissement auparavant, habite aujourd’hui Avenue de Flandre, à deux pas de sa boutique.
Le libraire travaille seul et consacre aujourd’hui 70 heures par semaine à son activité. « J’avais quelqu’un à mi-temps avant, explique-t-il, mais avec la crise, j’ai dû m’en séparer. C’était ça où je mettais la clef sous la porte. » Car si le marché du livre se maintien en France avec des recettes atteignant les 4,2 milliards d’euros en 2010, le chiffre d’affaire de La lucarne des écrivains a lui baissé de 10% en deux ans. « Je suis toujours sur la corde raide, confie-t-il. C’est un travail d’équilibriste, on ne sait jamais si on sera encore là l’année suivante. »
Mais les difficultés du métier n’ont pas suffi à éloigner Armel Louis de sa passion. Les livres, il les côtoie depuis son plus jeune âge. « « Un drame en Livonie », roman policier de Jules Verne est un des premiers livres à m’avoir marqué, se souvient-il, ou encore « Le Corsaire Rouge » de James Fenimore Cooper et puis bien sûr, Victor Hugo que je lisais quand j’avais 12 ans. » A 19 ans, il fait ses débuts à la librairie du Lycée, dans le 8e arrondissement, et développe rapidement cette envie d’indépendance.

Un « pari risqué
Petit à petit, il voit le métier se dégrader et se retrouve au chômage. « A partir de là, on me proposait de travailler dans des endroits que je vomissais, proteste-t-il, des grandes surfaces ou des espaces culturels par exemple. » Pas question pour lui d’intégrer un environnement dans lequel « les gens ne choisissent pas leurs livres et où même la place des ouvrages est définie à l’avance par des plans de table ». Pour résister à ce phénomène, Armel Louis décide alors de se mettre à son compte.

Certains clients viennent spécialement de banlieue pour profiter de ce lieu que tous considèrent « unique ».
« C’était un pari risqué, admet-il, surtout en m’installant dans la partie la plus pauvre du 19e. » Mais le libraire, loin de se décourager, a su attirer une clientèle variée. Erudits, novices ou simples passants, la Lucarne des Ecrivains attire tous les publics et met tout le monde d’accord : « c’est un lieu unique, affirme l’essayiste et artiste Zeglobo Zeraphim, cofondateur de la librairie, les yeux pétillants sous son chapeau noir, ça fonctionne très bien et les gens viennent de loin pour voir Armel. » « C’est vrai, renchérit une cliente, moi je viens de Montreuil, et j’attends une amie qui vient d’encore plus loin. Je lui ai dit qu’elle devait absolument connaître cet endroit. »
Armel Louis raconte ne pas lire plus d’un ou deux livres par semaine. « Pour pouvoir s’imprégner d’une lecture, il faut savoir prendre le temps. Sinon, c’est du feuilletage. » Actuellement, il lit un roman historique à paraître en septembre 2011. Un prince doit venir, de Pierre Lepère. Et quand on lui demande s’il compte écrire un jour son propre roman, il répond simplement qu’il n’a jamais vraiment réfléchi à la question.

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