Expositions en 2011 à la Lucarne

Du lundi 3 janvier au samedi 15 janvier 2011 : exposition « Corps Seul » dessins à l’encre de Bernard Fontaine.
Vernissage le vendredi 7 janvier à partir de 18 h 30, projection d’un court métrage de l’auteur : En l’air.

Mercredi 19 janvier à 19 h 30 : exposition de photographies de Philippe Barnoud prolongée jusqu’au 26 février, une exposition de photos est une scénographie de la réalité, sans pour autant se confondre avec elle.

Quoi de plus réel – apparemment – que la représentation de grévistes, de plus réaliste – a priori – que des manifestations de sans-papiers, par le truchement de la photographie ?
Et pourtant, Philippe Barnoud le démontre : cette femme pensive et seule arborant sur son maillot le sigle d’un syndicat dos à ses collègues masculins, ou bien ces grévistes votant unanimement une motion, sauf un -celui qui fait précisément le sujet principal de la photo, les mains dans les poches et le visage fermé-, Philippe Barnoud transforme les pixels de ses images en un médium filtrant l’émotion de cette réalité décidément insaisissable et renouvelable.
Cette exposition se compose ainsi de ces photos à caractère social, ouvriers ou manifestants, mais aussi d’une multitude de portraits individuels d’écrivains, d’éditeurs, qui ont participé à la librairie à l’une des 600 soirées depuis la création de ce lieu.

On y retrouvera des écrivains célèbres telles Benoite Groult et Jeanne Cordelier, une philosophe comme Belinda Cannone, des poètesses de toutes générations telles Cécile Oumhani, Sarah Mostrel, Marielle Anselmo, des romanciers comme Antoine Choplin ou Sylvie Gracia, des historiens ou essayistes tels Marc Tardieu ou Virginie Linhart, des éditeurs comme Bruno Doucey, Nicolas Lebeau (l’inventeur du billet-poème), André Versaille, des poètes comme Jacques Barbaut, Stéphane Bataillon ou Jacques Ancet, un critique comme Raphaël Sorin, une comédienne romancière telle Joëlle Miquel, une revuiste comme Blanche Brissaud, des éditrices comme Luce Jame ou Florence Issac, des auteurs insulaires à l’instar des Haïtiens James Noël et sa compagne artiste Pascale Monnin ou bien Maggy de Coster, une arabophone comme la magnifique Maram al-Masri, des polyglottes comme Gérard Augustin ou Michel Cassir, un occitan féru de langue française pareil à Claude Duneton, des facétieux semblables à Henri Cueco ou Jean-Louis Chiflet, une pince-sans-rire à l’imitation d’Anne de Rancourt, des pétroleuses à l’instar de Victoria Thérame, Françoise Mingot ou Claude Brabant, un libraire comme Armel Louis et bien d’autres encore, à l’égal de l’inclassable Alain Robinet.

Du 1er au 31 mars 2011 : exposition de photographies de Laurence Charrié, « Les jardins extraordinaires Balade poétique dans les jardins du 93 ».
Vernissage le jeudi 3 mars à 18 h 30 à la librairie.

J’ai entrepris ce travail de photos des jardins familiaux en janvier 2007 à Villetaneuse. Au printemps, au détour d’un de ces doux week-ends, j’ai fait mes premières rencontres de jardiniers. Là, j’ai croisé l’ingéniosité, le savoir-faire, la fierté aussi, les souvenirs, la nostalgie du pays d’avant ; j’ai touché de près la solidarité, la convivialité aussi. 
L’été passa et je décidai de poursuivre ce travail sur l’ensemble du département que je connais bien et qui m’est cher, territoire combatif et inventif. L’accueil à Pierrefitte, Sevran, Pantin, Saint-Denis, Romainville… fut le même : chaleureux et heureux.
Au pied de tours des années 60 ou d’immeubles de bureaux récents, on sent toujours la terre, on la retourne, on la soigne, puis on récolte et on partage. Comme les anciens on économise l’eau, on recycle les déchets.
En une trentaine de photos, je vous invite à partager cette balade faite pendant plus de trois ans. Aventure humaine émouvante, découverte d’un imaginaire étonnant, d’une convivialité touchante.

Du lundi 28 mars au 16 avril 2011 : exposition « Couleurs de mots ». Peintures d’un collectif, Annie Brethomme, Daniel Château, Michel Cornillon, Pierre Dotter, Jeannine Guillemot, Françoise Namy et Catherine Weil, accompagnant des poèmes d’Emmanuelle Veil.
Vernissage le 31 mars à 18 h, lecture de poèmes à 19 h 30 suivi d’un buffet.

Le collectif « Peindre au Cinq »
Les artistes : Annie Brethommé, Daniel Château, Michel Cornillon, Pierre Dotter, Jeannine Guillemot, Françoise Namy, Odile Taieb, Catherine Veil. Notre collectif s’est formé fin 2008, à l’ouverture du 104 qui proposait, grâce à la structure du 5 (5 rue Curial), un accès aux habitants du quartier.
Notre fréquentation de l’école des Beaux-Arts de la Ville de Paris nous a réunis et nous voulions continuer une pratique artistique de peinture, en groupe, dans notre quartier. Nous désirions favoriser les interactions entre nous, les associations fréquentant le 5, et les artistes en résidence au 104.
Le 5 a retenu notre projet dès son ouverture.
Cette pratique interactive dans le cadre de notre collectif Peindre au 5 nous a enrichis non seulement dans notre travail mais aussi personnellement.
Par exemple, lors de certaines séances, nous avons choisi de peindre la même nature morte, ou d’en créer une à partir d’un nombre limité d’objets virtuels choisis en commun, nous avons aussi dessiné des danseurs s’entraînant au 5, … etc.

Nous avons exposé en novembre 2009 à la Mairie du 19e, en avril 2010 au café-restaurant 25°Est. Nous avons produit une brochure de poèmes illustrés « Couleurs de Mots » en décembre 2010. Les artistes du collectif « Peindre au 5 », basé au 104 rue d’Aubervilliers, publient, en ce début 2011, un livret intitulé Couleurs de mots, dans lequel ils ont disposé en miroir leurs tableaux et les poèmes qui les ont inspirés. Ces textes que j’ai écrits lorsque j’avais vingt ans, initialement parus aux Editions du Cardinal*, forment une trilogie qui va de la fausse naïveté à l’humour noir en passant par des sentiments primitifs. Nous fêterons, jeudi 31 mars à la Lucarne, la sortie de l’ouvrage autour d’un buffet. Vernissage des peintures à 18 h, puis à 19 h 30, Pierre Dotter interprétera quelques poèmes, accompagné de Jeannine Guillemot.
E. Veil * Trois recueils : Cartouche (1994), Rouge (1997) et Bornéo (2000)

Emmanuelle Veil est journaliste, elle a débuté à L’Express avant de bifurquer vers la presse satirique : Charlie Hebdo, Siné Hebdo. Elle écrit en ce moment un premier roman.

Du lundi 2 mai au vendredi 27 mai 2011 : 
exposition « Les 8 tableaux de la Dame à la Licorne ».
8 peintures acryliques d’un collectif réalisées à partir du livre Les mystères de la Dame à la Licorne de Pierre Lassalle. Une réinterprétation moderne des 6 célèbres tapisseries du musée du Moyen-Âge de Paris, plus 2 tapisseries manquantes décrites par Georges Sand.
Vernissage le vendredi 6 mai à 18 h.
À 19 h 30 : exposé-débat autour du livre : nouveau regard sur les mystères et la symbolique des tapisseries ainsi que l’aventure artistique de la création des tableaux par l’un des artistes peintres, suivi d’un buffet à 21 h.

Julien Delanssays, artiste peintre, illustrateur et enseignant en art présentera l’ouvrage et l’exposition.
Le collectif s’est formé en 2004 autour du projet de recréer la série complète de la Dame à la Licorne à partir des recherches de l’auteur.
Ce projet qui à duré 5 ans nous a tous profondément enrichis et changés tant du point de vue artistique que personnel. Nous travaillions à la manière des anciens ateliers de la renaissance, chacun mettant sa touche sur chaque tableau, si bien que cela à donné une oeuvre commune très riche.
Quand le travail fut terminé, aucun artiste ne pouvait se reconnaitre dans les toiles, et en même temps chacun reconnaissait sa participation à la création d’un ensemble qu’il n’aurait pu accomplir seul…
Nous voulions également entrer dans la symbolique profonde de ce que nous peignons (tels Gustave Moreau, les Préraphaélites) mêlant sens de l’aventure, réflexion et méditation. Cela nous a amené à expérimenter l’essence de chaque tableau dans notre vie quotidienne afin d’abolir la frontière entre pratique artistique et état d’être… car avant tout ces toiles parlent de la quête intérieure, pour aller à la rencontre de lui-même et de sa « licorne » personnelle.

 

Jour après jour affiche Lucarne des écrivainsDu 27 juin au 30 juillet 2011 : exposition de photographies « Jour après jour – La traversée » de Laurence Dugas Fermon.
Vernissage le 29 juin de 18 h à 21 h 30.

Chaque jour, depuis le 25 juin 2010, j’ai assemblé deux images « captées » entre 00h00 et minuit, deux photos « fraîches pondues du jour » et ce photomontage devenait ma PHOTO DU JOUR !
Traversant le temps et la vie qui passent, avec ses états d’âme quotidiens, ses ombres et ses lumières, avec une impérative urgence de vivre, de voir, de sentir, de toucher, de dévorer, j’ai tenu l’engagement!
Un autoportrait et une image par jour…
L’autoportrait pour saisir l’émotion du moment, l’ambiance intérieure de l’être, et une image extérieure à l’être, un paysage, un animal, un objet, des mots sur un mur…
Je fixais ce qui m’interpellait chaque jour en fonction de ce que je vivais, en fonction de là où mon regard venait se poser !
Je les ai ensuite envoyées par mail, ces images, accompagnées de réflexions, d’extraits de mes livres ou de textes écrits par d’autres, envoyés trois par trois, à une soixantaine de personnes, ceux qui ont vécu la traversée avec moi, certains prenant le voyage en route.
Des amis, d’autres artistes, des inconnus rencontrés lors de mes vernissages et qui étaient touchés ou intéressés par le projet.
Un photomontage par jour pendant 365 jours !! Un an !
366 jours plus exactement, histoire de boucler la boucle, de faire le tour !
Voilà un voyage qui n’est pas vraiment un voyage et pourtant que nous faisons tous jour après jour, LA VIE…
J’ai découvert ainsi une façon de « saisir » (prendre et comprendre) ma réalité, d’expérimenter consciemment l’incarnation au quotidien, et surtout, finalement, « d’éprouver » (dans le sens de mettre à l’épreuve mais aussi de sentir) LE LIEN…
http://laurence-dugasfermon.com/

Du lundi 29 août au samedi 1er octobre 2011 : Expo vente Peintures «Eros et Thanatos» de Christian Robert Welter.
Vernissage mercredi 7 septembre à 18 h.
Né le 29 octobre 1932 à Saïgon (Viêt-Nam), Christian Robert Welter est Français d’origine luxembourgeoise par son père. 
Son œuvre paraît se situer en dehors du temps et des engagements à la mode par une volonté de synthèse de tous les apports, fussent-ils les plus contradictoires.
« La beauté, c’est l’harmonie des contraires » (Héraclite). 
La peinture de C. R. Welter est d’une exécution énergique, tempérée de délicatesse dans la tonalité générale des couleurs. À cela s’ajoute une volonté d’ampleur dans la composition, dans les formats, et une permanente mélancolie dans l’atmosphère et le choix des sujets 
La palette est simplifiée. Elle a pour base les trois couleurs primaires : Magenta (pourpre clair), Jaune et Cyan (bleu pâle), aucune d’entre elles n’empruntant quoi que ce soit aux deux autres. S’ajoutent une Terre de Sienne Naturelle, une Terre d’Ombre Brûlée, rarement le Noir, et bien sûr le Blanc (de Titane).
Outre la France, les tableaux de C. R. Welter ont été exposés à la Gamma Art Gallery de Montréal et figurent dans plusieurs collections particulières au Canada. 
Il a exposé aux Coliseum de New-York, en Israël, au Grand Duché de Luxembourg ou encore en Espagne. 
On peut voir en permanence une grande Adoration des Rois-Mages dans la petite église du village de Chevannes près de Corbeil-Essonnes. À Paris, à l’Hôtel Saint-Mérry, à l’ombre de la Tour Saint-Jacques, chaque chambre est décorée d’un tableau de C.R. Welter. Il est aussi l’auteur de maquettes de costumes de style Louis XIV pour les Ballets Historiques du Marais, costumes qui ont été présentés en 1976 à l’Orangerie du Château de Versailles. 
Il a aussi restauré entièrement les plafonds peints à l’École des Mines de Paris par Abel de Pujol en 1856.
Christian Robert Welter est attaché à la belle recommandation de La Fontaine :
 « Cherchez la grâce, plus belle que la beauté. » 
« Tant d’humanité au temps des impostures de la sculpture, de la peinture, et de tout ce qui finit en ture ! Quel est le débouché d’une œuvre pareille au temps ou nous sommes ?.
Je souhaite qu’il existe encore en France, ou ailleurs, des gens qui sentent la beauté de ce que vous faites. » Henry de Montherlant

Du lundi 3 octobre au samedi 15 octobre 2011 : Exposition de mosaïques « Reflets et Matière » de Béatrice Balivet. Vernissage le jeudi 6 octobre à partir de 19 h.
Des éclats de verre, des émaux, des galets, des couleurs… imbriqués, assemblés, entremêlés, pour tenter de saisir un instant de poésie, d’harmonie, de sérénité.
Un autre ailleurs !
Faire apparaître, petit à petit, de tesselle en tesselle, d’éclats en éclats, des personnages, des papillons vifs et colorés, des paysages imaginaires… Ou simplement la beauté des nuances de couleur.Venez découvrir cet univers de reflets, de douceur, de poésie … le temps d’une pause, un monde coloré où s’échapper un instant.

Du 17 octobre au 5 novembre 2011 : Exposition de peintures photographies de Danielle Grekoff. Vernissage le 17 octobre.
« Au début était la couleur, l’onctuosité de la matière s’alliait à la rugosité de la toile, à la douceur du papier, je peignais. Le temps passant, il me vint un désir de gris, de noir, de blanc. Dans le silence et l’obscurité d’un laboratoire, je m‘éveillai au mystère, à la magie du tirage argentique. Depuis 2006, je photographie au fil du temps, les herbes au bord du chemin, les murs balafrés, les êtres rencontrés. »

Du lundi 5 décembre au samedi 31 décembre 2011 : exposition « La nature dans tous ses états », gravures d’Hélène Dery. Vernissage le mercredi 7 décembre à partir de 18 h.
Techniques mixtes : impression sur papier de gravures, collagraphie, carborandum et marouflage d’eau-forte et de gravure.
« L’origine de ma recherche se situe depuis toujours dans la nature et la pierre, à la source de la mémoire, témoins de l’humanité. J’utilise des images archétypes, des symboles et lignes tirés de l’environnement. Comme dans une fouille archéologique, les strates se superposent, composées d’artefacts fragmentés de gravures, de papiers et de fils. Plusieurs techniques se fondent pour créer un espace où la ligne circule, créant le lien. Entre le figuratif et l’abstraction, l’image se laisse découvrir et vous invite au voyage. »

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