Mars 2010

Du 1er au 20 mars 2010 : exposition « Géométrie, matières et fleurs chimériques », mosaïques de Béatrice Balivet. Vernissage le jeudi 4 mars, à partir de 18 h 30… et rencontre le samedi 13 mars à partir de 14 h.

La rose qu’elle tient, c’est la rose trémière*

Millefiori – Mille fleurs.
Baguettes de verre multicolores assemblées en faisceaux, juxtaposées, fondues, puis divisées.
Fragment après fragment le même décor floral apparaît et se répète. Minuscules fleurs comme un précipité de rêves.Millefiori, verre de Venise, terres cuites, galets japonais, miroirs, éclats… Combinés, liés, mélangés, pour faire apparaître des formes, des lignes, des images…Mosaïques, comme des bouquets fragiles, morcelés, des fleurs de verre qui s’organisent en cercles colorés, en marelles rêveuses ou en rectangles énigmatiques.

* Nerval – Les Chimères Artémis

« Tout ce qui exalte l’argent mutile l’esprit.
Tout ce qui exalte l’argent insulte les dieux.
Tout ce qui exalte l’argent sécrète la haine.
Tout ce qui exalte l’argent commence et finit toujours
par le massacre des hommes. »
(Le Sel et l’Eden)
Avec Serge Sautreau, la parole entre en révolution : on y retrouve les communiqués venus du Chiapas, tandis que des derviches dansent sous les étoiles:
on y entend le souffle profond des fables vraies qui affrontent les délires de l’histoire, tandis que résonne un rire fragile et clair, hors norme, affranchi.

VENDREDI 5 mars à 19 h 30 : Soirée SERGE SAUTREAU, en compagnie de Philippe Raynaud, organisateur de la soirée, Anne Orsini, exquise lectrice et Charles Teissier en accompagnement musical. Poète et essayiste né en 1943, passionné par l’Orient et l’océan, Serge SAUTREAU est aussi traducteur (Adonis) et directeur de collection.

SAMEDI 6 mars 2010 à 19 h 30 : GOULAG ET COMPAGNIE, avec Pierre LEVERGEOIS,Eric LEVERGEOIS, Pierre-Marc LEVERGEOIS, en compagnie de Claude DUNETON.

Art du portrait et portraits de l’histoire, les membres de cette étonnante famille d’auteurs viendront ce soir, avec le bon Claude Duneton, nous raconter,
à travers leurs biographies, les affres ou les joies de leurs héros.

Pierre LEVERGEOIS, l’aïeul, ancien de la DST et autobiographe de ses années d’enfance normande, nous livre ici un terrible document, « Les oubliés de la taïga : Trois jeunes Français au Goulag (1947-1955) », que Claude Duneton a tenu à qu’il soit publié aux éditions de Paris/ Max Chaleil. Simone, Paul et Pierrette Dubois, trois jeunes français qui sont arrêtés à Berlin en 1947 et déportés au Goulag sous de fallacieux prétextes. Chacun nous livre à la première personne, sous la plume experte de Pierre LEVERGEOIS, leurs confessions et leur hallucinante odyssée des camps sibériens.

Pierre-Marc LEVERGEOIS, l’un des trois fils, nous évoque dans sa biographie croisée de « Camille Claudel et Auguste Rodin : ces mains éblouies » (éd. Alphée) ces deux créateurs qui se croisent : la première a 18 an, le second 44 ans, ils partageront leur vie créatrice et quotidienne qui se terminera pour l’une à l’asile et l’autre au panthéon.

Bertrand LEVERGEOIS, le surdoué, biographe magistral et traducteur de Giordano Bruno comme son frère Eric, a biographié également L’Arétin, Fellini et Pasolini, rappelant ses origines italiennes par sa mère.Enfin Eric LEVERGEOIS, le plus insolite, à l’oeuvre en devenir.

A quelques jours des élections régionales, trois soirées à La Lucarne des Ecrivains où politique, chansons et poésie marqueront leurs territoires d’une
manière originale.

Mercredi 10 mars 2010 à 19 h 30 : « Société du spectacle ou spectacle de la société » avec Marie-Claire Calmus . L’artiste, pédagogue, comédienne et ancienne élue nous a déjà offert de ses chansons et réflexions dans ses spectacles ou rencontres à la librairie, à travers ses « Chroniques de la Flèche d’or », textes et poèmes liés à la politique ou bien « Ouvrir la cage : De l’Aliénation », réflexions d’une femme de trente ans en 68. Aujourd’hui, Marie-Claire Calmus nous propose « De la Représentation », toujours dans les merveilleuses éditions Rafael de Surtis, illustré par une de ses peintures en couverture. Représentations artistique, littéraire, pédagogique, sportive, militante, politique ou médiatique, le corps et la parole de l’individu se confrontent au corps et à la parole sociale, partagés entre la représentation du pouvoir et la vérité de l’être. De ces différentes expériences qu’elle a vécues le long de sa vie, Maire-Claire Calmus analyse pour nous ces palettes représentatives, radiographie notre société contemporaine. Un débat intéressant en perspective.

Vendredi 12 mars à 19 h 30 : « Cela s’appelle la ville », tour de chant avec Michel Dréano, chanteur-auteur et compositeur, en présence du photographe Gérard Monico. La banlieue, par son nom même, est au ban des grandes villes et constitue un réservoir d’images et de souvenirs dans lequel certains poètes, de Jacques Prévert à Jacques Réda, ont puisé largement. Michel Dréano participent de cette tradition.en interprétant ses chansons, bellement accompagnées des photographies de Gérard Monico dans leur livre commun « Cela s’appelle la ville », aux éditions du bout de la rue. Un récital tendre dans un monde de brutes.

« J’aime le populo des photos de Doisneau
Du Paris de toujours des banlieues et des cours
Je revois mon enfance dans ces clichés sépia
Fragments d’histoire de France, mad’leines et fraises des bois… »
(Michel Dréano, La ballade de Doisneau)

Samedi 13 mars à 19 h 30 : « Politique et poétique », autour de l’ancien président américain Jimmy Carter pour son recueil de poèmes « Toujours un compte à rendre » (Buchey-Chastel) présenté et lu par son traducteur Jean Miniac Il peut paraître surprenant, même pour nous Français qui avont eu des présidents de la République à la fibre littéraire et poétique (on pense à la classique anthologie de Georges Pompidou), qu’un ex-président des Etats-Unis, et le premier jusqu’à aujourd’hui ait publié un recueil de poèmes à 70 ans, parus avec un grand succès dans son pays (125 000 ex. vendus) En lisant, on comprend pourquoi : ce petit recueil publié dans la collection créée par Jacques Burko, constitue en effet une marquetterie de vies simples de gens simples qui, à l’instar des grands, créent l’histoire du monde à travers l’enracinement et la modernité. Ce Prix Nobel de la Paix (notamment grâce aux accords de Camp David ou les traités pour la limitation des armes stratégiques) raconte simplement la vérité humaine, parfois en quelques lignes :

« Tous ceux qui font la guerre
Prient pour obtenir
La bénédiction de Dieu.
Elle est avec ceux qui souffrent. »

Mercredi 17 mars 2010 à 19 h 30 : SOIREE THEATRALE « Les derniers jours du poète Leopardi » lecture de « Giacomo le tyrannique » de Giuseppe Manfridi par la traductrice et comédienne Huguette Hatem, en présence de son éditrice Simone Balazard (Le Jardin d’essai).

VENDREDI 19 mars à 19h30:SOIREE PHILOSOPHIQUE « Puissances de la séduction » lecture musicale par son auteur Claudia Fernanda Barrera avec le musicien soudanais Gandhi Adam

EXPOSITION du 17 mars au 30 mars 2010, vernissage le mercredi 24 mars à partir de 18 h des peintures de Claudine Suret-Canale.

MERCREDI 24 mars à 19 h 30 : SOIREE TSIGANE avec Roberto Lorier pour « Pâni et le peuple sans frontières, Saga tsigane » avec les éditions Wallada

JEUDI 25 mars à 19 h 30 : SOIREE LITTERAIRE « Instants singuliers au féminin » lectures de trente instants de femmes par leur auteur Christophe Roussel

VENDREDI 26 mars à 19 h 30 : SOIREE POETIQUE « Jardins » Lectures musicales par la poétesse Murielle Anselmo et la comédienne Sophie Bourel.
Acompagnement musical Ivan Bellocq.

SAMEDI 27 mars à 19 h 30 :  SOIREE REVUE « VERSO » Présentations et lectures par son animateur Alain Wexter en présence des auteurs Jean Bensimon, Line Szöllösi, Alexandra Bougé

MERCREDI 31 mars à 19 h 30 : SOIREE LITTERAIRE « Reconstruction » Présentation du livre de Jeanne Cordelier, suite de « La Dérobade » en présence de l’auteur et de la préfacière Benoîte Groult.

On connaît les grands débats des années soixante-dix liés à la révolution des moeurs et de la politique, où les femmes, en particulier, s’affirmèrent tant dans leurs droits que dans leur expression, à travers des polémiques et parfois de grands livres. Ce sera l’objet de l’unique soirée de cette semaine à La Lucarne des Ecrivains (115 rue de l’Ourcq 75019 tél 01 40 05 91 29)

Jeanne Cordelier a marqué son époque lorsque ce petit bout de femme fit paraître en 1976 un bouquin remarqué et remarquable, La Dérobade, fruit de plusieurs
années de travail d’écriture acharnée aboutissant à un manuscrit de 1000 pages avant le livre final réduit de moitié, que Benoîte Groult son aînée et l’auteur d’Ainsi soit-elle, brûlot féministe célèbre, préfaça. Comment une jeune femme entrée dans l’enfer de la prostitution pouvait pénétrer ainsi dans le panthéon de la littérature, après l’énorme succès de La Dérobade, et même citée par les grands dictionnaires de la langue française ? Et que devint l’héroïne-écrivain depuis ?
Trente-cinq ans plus tard, nos deux grandes dames restées amies se retrouvent dans un même livre, l’une comme auteur, l’autre encore comme préfacière :
Reconstruction (éd. Phébus) L’occasion de découvrir le « versant lumineux » de Jeanne Cordelier après des péripéties vécues dignes d’un roman ! L’occasion également de rencontrer Benoîte Groult qui nous fait le plaisir de se déplacer à la Lucarne des Ecrivains et qui a encore eu reçu récemment, avec La Touche étoile, roman de plusieurs générations de femmes, un très large public.

Merci pour vos livres et votre présence, mesdames !

Vendredi 9 avril 2010 à 19h30 : spectacle poétique et clownesque autour de « Passe-passe » et « Ovaine », contelets tragiques et farcesques avec l’inénarrable Tristan Felix l’incontournable Philippe Blondeau l’inébranlable Maurice Mourrier

Samedi 10 avril 2010 à 19h30 : « Soirée Tsigane », avec les éditions Wallada Lectures de Laissez pleurer les chiens de Michèle Barbier pièce de théâtre sur la vie des Manouches allemands sous Hitler avec la troupe Arena.

Bonjour à tous, chers auteurs et amis de la Lucarne,

Comme vous l’avez peut-être lu dans La Gazette de ce mois-ci si vous la recevez ou si vous êtes abonné, nous fêtons le numéro 24 le 16 avril, à partir de 19 h 30 à la librairie, au 115, rue de l’Ourcq. Vous y êtes tous chaleureusement conviés, à vos agendas!

Venez avec vos amis, vos amis d’amis, tous les habitués de la Lucarne et ceux qui ne la connaissent pas encore… Il y aura quelques verres de bon vin et quelques toasts. Pouvons-vous demander cependant à chacun de venir avec une petite gâterie sucrée-salée, à votre convenance?

Nous proposons à vous tous, qui serez présents, de nous lire un texte qui vous plaît, quelque chose que vous aimeriez voir publier, qu’un ami ou vous-même venez d’écrire… A vous de choisir… ( bien sûr il n’y a aucune obligation.) Dites-nous vite quel texte il vous plairait de lire, et envoyez-le nous avant le 10 avril (claire.zen@sfr.fr) Nous pouvons en programmer une quinzaine.

Un grand merci à ceux qui ont pris la peine de nous donner des nouvelles, de réagir aux textes, de nous encourager… N’hésitez pas à continuer à nous envoyer vos nouvelles, poèmes ou autres textes, nous les publieront dans les prochains numéros. Il y aura peut-être un peu d’attente, mais le journal ne comporte pour l’instant que 12 pages…

Je cherche un auteur pour la rubrique « Sur mon chemin j’ai rencontré.. »

Bien à vous,
Armel, Claire, Emmanuelle.

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