Février 2009

Les semaines continuent et ne se ressemblent pas à La Lucarne des Écrivains, créatives et récréatives, joyeuses comme giboyeuses, malgré la neige gadouillante et la morosité ambiante, diantre !

Échappons-nous donc dans le passé artistique, cette semaine, en compagnie de Rembrandt, à travers notre passé personnel et nos Mémoires d’enfances, au cœur de notre patrimoine musical avec des chansons classiques et réalistes.

Mercredi 4 février 2009 à 19 h 30 : Soirée REMBRANDT à partir du livre de Patrick GENEVAZ, « Sur Trois Gravures de Rembrandt » aux éditions La Délirante, en présence de son fondateur Fouad EL-ETR et de l’auteur. Patrick GENEVAZ explore trois gravures fameuses du célèbre maître hollandais et analyse finement les différents états changements comme des remords. Il nous donne à voir mais aussi à « entendre » ses dessins reproduits magnifiquement dans ce livre. Il nous livre tout simplement une réflexion
sur l’artiste au-delà de l’histoire de l’art.

Jeudi 5 février à 19 h 30: Soirée « MEMOIRES D’ENFANCE » autour du livre collectif du même nom, publié chez Phébus. Nouvelles rassemblées et présentées à la librairie par Catherine ENJOLET pour l’association « Parrains par mille », association « offrant des liens affectifs et éducatifs à tout enfant, à tout jeune en manque de repères ». 16 auteurs de divers horizons ont soutenu cette initiative en donnant 16 nouvelles racontant un aspect de leur enfance. On y retrouve entre autres Daniel ARSAND, Jean-Denis BREDIN, Didier van CAUWELAERT, Philippe CLAUDEL, Boris CYRULNIK, Benoîte GROULT, Jacques SALOMÉ ou Frédéric VITOUX. Pour ce soir, Jeanne CORDELIER, Michèle GAZIER et Claude DUNETON feront le déplacement à La Lucarne des Ecrivains et évoqueront leurs enfances et les textes de ce recueil.

Vendredi 6 février à 19 h 30 : CHANSONS REALISTES avec l’interprète Clara qui nous produira un répertoire très varié, principalement tiré de chansons françaises classiques. Il y aura des chansons d’Edith Piaf, de Boris Vian, Jacques Dutronc, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Juliette Gréco, Nino Ferrer mais aussi un contemporain comme son ami Robert Ebguy (« Les Photos de Doisneau » particulièrement réussie).

Souffle tempête ! sur Cécile Wautelet, sur sa « vie », sur ses gouaches qui racontent « Ma vie » mais pas la sienne, sur ses grands tableaux, ses « mmh-mhh » qui mmh-mhh, ses personnages qui pensent ou qui angoissent allongés sous un ciel, une pluie, une explosion de couleurs.

Souffle sur Cécile Wautelet, souffle sur son exposition à La Lucarne des Écrivains du 9 au 28 février 2009, souffle sur le vernissage le mercredi 11 février à partir de 18 h, et les samedi 14, 21 et 28 février après-midi.

Souffle tempête ! sur DENITZA BANTCHEVA, jeudi 12 février à 19 h 30 précisément. Souffle ce soir-là sur la « Littérature et le cinéma ». Souffle sur JEAN-PIERRE MELVILLE, souffle sur RENE CLEMENT, ces grands cinéastes français pour lesquels DENITZA BANTCHEVA consacre deux essais de référence. Souffle tempête ! vif et revif, sur la romancière d’A LA RIGUEUR où cinéma et littérature font bon ménage :
« Dans un cadre où la beauté de la nature semble appeler les plaisirs de la vie, une scénariste à succès compte passer ses vacances à chercher une solution aux problèmes qui l’ont conduite à la dépression. Elle se retrouve obligée d’accueillir son demi-frère, un adolescent inconnu dont la présence risque de perturber ses projets… »

Souffle tempête ! tes notes de musique avec le groupe VASISTAS, souffle à travers La Lucarne, où tu égrèneras vendredi 13, oui 13 février ton free jazz et ton jazz free dans un concert à partir de 19 h 30. VASISTAS A LA LUCARNE !
Vasistas à la Lucarne ! Souffle tempête ton jazz libre !

Souffle enfin, tempête ! sur les mânes de JEAN MARKALE, ce grand historien des Celtes et de la celtitude. Samedi 14 février à 19 h 30 Singulièrement, claire fourier a préfacé son ultime livre, L’homme lesbien (Jean-Paul Rocher): « Le souci de Jean Markale fut de sonder les rapports entre la réalité qui fonde les légendes et les mythes qu’elles véhiculent… Obsédé par la mémoire ancestrale qui loge au-dessous du seuil de la conscience, Jean Markale a étudié longuement les mythes des cités englouties, avec l’idée que la ville d’Ys est en nous, et non sous la mer… Il aimait travailler vêtu d’une robe ample. On songeait à quelque créature androgyne, sans âge parce que venue du fond des âges, habitant le monde des métamorphoses qu’est la Celtie… L’homme lesbien porte en lui une douceur qui le rend extrêmement sensible aux qualités de la femme… Leurs jeux érotiques raffinés sont le fait de partenaires dont la relation repose sur un échange physique dénué d’agressivité comme de violence. »

Vendredi 20 février à 19 h 30 : soirée historique et nostalgique : « Cuba : 50 ans de révolution, 3 écrivains ».
Le premier, Louis-Philippe DALEMBERT, au prénom royal et au nom du siècle des lumières, élabore une œuvre fortement marquée par les thématiques du vagabondage et de l’enfance. Dans « Le Roman de Cuba », ce globe-trotter natif d’Haïti nous raconte l’histoire chargée de Cuba, qui de Christophe Colomb à Ernesto Guevara et Fidel Castro, a marqué l’histoire mondiale.
La deuxième, Karla SUAREZ nous fait partager l’âme de la femme cubaine avec ses romans comme « La Voyageuse » ou « Tropique des silences ». Dans « Cuba, les chemins du hasard », accompagné des magnifiques photos de Francesco Gattoni, Karla SUAREZ nous renvoie, à travers ses pérégrinations, dans un Cuba généreux en proie à la crise économique, avant l’envahissement des hordes de touristes.
Enfin, Joel Franz ROSELL, initiateur de cette rencontre, nous convoque dans « Cuba, destination trésor », roman pour la jeunesse, a une chasse au trésor où Colombe devient à son tour Colomb !

Samedi 21 février à 19 h 30 : soirée littéraire et poétique autour de la revue VERSO animée, composée, fabriquée, diffusée par Alain WEXLER.
Rencontre collective avec Fadila Baha, Valérie Canat de Chizy, François Gorin-Camard, Mathias Lair, Isabelle Vaha qui nous liront, en compagnie d’Alain Wexler, leurs textes :

« Si je ne parle plus de moi,
Me mêle aux passants
Oubli dans les ruelles
Reflet sur les pavés,
Ce n’est pas que je suis partie
Dans je ne sais quel monde
C’est juste que je me retrouve
Au milieu de mon espace
Où nulle parole ne s’impose
Etre me suffit seulement. »
Valérie Canat de Chizy.

Et pourtant, et pourtant, nous sommes de fables et de mots.
A. L.

Une fois n’est pas coutume… ni deux fois ne sont pas coutumes, à La Lucarne des Écrivains : deux soirées thématiques cette semaine qui tournent peu ou prou sur l’idée du sacrifice…

Mercredi 25 février, à 19 h 30 : rencontre autour des MARIAGE FORCES, avec Fatou DIOUF et Charles-Arnaud GHOSN, à partir de leur livre « Le scandale des mariages forcés »(Le Rocher).
Dans la collection « Gens d’ici et d’ailleurs » de Marc Tardieu, cette enquête, avec des témoignages directs que Fatou Diouf et son association « Femmes solidaires » ont recueillis, explore en douze chapitres un phénomène mondial auquel n’échappe pas la France : des jeunes gens (la plupart du temps des filles) qui se voient contraints par leur famille, parfois avant la puberté, d’épouser des conjoints sans toujours les connaître. Kidnapping, tromperie, séquestration, harcellement, menaces affectives, tout est bon pour arriver à leurs fins au nom de traditions ou d’intérêts archaïques. Déniant le droit à l’individu d’aimer librement, des millions de vies sont sacrifiées à travers ces mariages « arrangés » ou « forcés », en dépit des changements de mentalité ou d’éducation.
Est-ce vraiment une fatalité ?

Samedi 28 février à 19 h 30 : « Médias et littérature » avec Patrick TUDORET autour de son livre « L’écrivain sacrifié : vie et mort de l’émission littéraire ».
Racontant 50 ans de télévision française à travers ses émissions à la gloire des auteurs et de leurs livres, Patrick Tudoret nous décrit dans son essai magistral la lente agonie de la littérature, du texte et des authentiques écrivains, au profit d’une vaste mascarade qui annonce également la fin d’une certaine humanité. Allant à contrecourant de la critique universitaire, les émissions de la télé primitive comme « Lectures pour tous » ont pu célébrer ce qui était encore la substance de la culture française. Mais peu à peu, avec des succès durables comme « Apostrophes », on assiste à une marchandisation de l’auteur et des consciences pendant cette période de « néo-télévision » aboutissant, dans notre période contemporaine, à une télé-divertissement n’hésitant plus à transformer toute personne en homme-sandwichs d’une identité perdue.
Ce n’est pas seulement l’écrivain que l’on sacrifie aujourd’hui, c’est tout bonnement notre humanité profonde.
Vous retrouverez une analyse de Patrick Tudoret dans la « Gazette de La Lucarne » qui fête ce mois-ci sa première année d’existence.
Et vous avez encore une semaine d’exposition, jusqu’à samedi où l’artiste sera présente, pour découvrir les petits personnages rigolards ou angoissants, dessins et peintures, de Cécile Wautelet.
Sacrifiez-nous donc une soirée !

Expositions

Du 26 janvier au 7 février, « What Alice Said… », exposition collective sur le thème d’Alice au pays des merveilles.
Vernissage le mercredi 28 janvier à partir de 18 h 30.

Du 9 au 28 février, dessins et peintures de Cécile Wautelet.
Vernissage le mercredi 28 janvier à partir de 18 h.

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