Expositions en 2009 à la Lucarne

Jusqu’au 24 janvier 2009 : dessins et gravures de Muriel Lendower.

Du 26 janvier au 7 février : « What Alice said… », exposition collective sur le thème d’Alice au pays des merveilles. Vernissage le mercredi 28 janvier à partir de 18 h 30.

Du 9 au 28 février : dessins et peintures de Cécile Wautelet.
Souffle sur Cécile Wautelet, souffle sur son exposition à La Lucarne des Écrivains, souffle sur le vernissage le mercredi 11 février à partir de 18 h, et les samedi 14, 21 et 28 février après-midi.

Vendredi 6 mars 2009, à partir de 18 h : vernissage de l’exposition des peintures-collages de Sylvie Hetreau qui aura à cœur de vous entretenir autour de ses œuvres.
« Tous ces papiers différents, déchirés, colorés, frottés puis collés, rehaussés d’encre ou de peinture, conduisent Sylvie Hétreau, par le jeu du hasard, sur le chemin de rencontres entre papier, forme et couleur qui, soudain, ont quelque chose à se raconter. » 
De la belle ouvrage !

Samedi  14 mars après-midi, vous pourrez voir avant son décrochage l’exposition de peintures de Sylvie Hetreau présente toute l’après-midi.

Du 16 mars au 4 avril 2009 : exposition de Robert Lobet, « Chemins de couleurs », gravures et monotypes. Vernissage le samedi 21 mars à partir de 15 h.

2009-04-symphoniensilence DivenahDu 6 au 18 avril : Patrick Le Divenah, « Mots, mobiles et silhouettes ». Vernissage le mardi 7 avril à 17 h.

2009-05-Yakun GongDu 20 avril au 10 mai : Yukun Gong, « Les Naïfs de Yukun ». Vernissage le mercredi 22 avril à partir de 18 h.
D’abord en couleurs, deux huiles sur toile, deux tableaux de la peintre Yakun parmi d’autres de son exposition « Les naïfs de Yakun » qui a lieu du 20 avril au 10 mai 2009. Vernissage mercredi 22 avril à partir de 18 h.
« Le paradis des cochons » est l’une de ses œuvres où l’on voit voguer languissamment, en mangeant des bonbons que lui tend une main féminine, un gros gras grand-guignol cochon au groin rose rigolard. On y trouve également « Le voyage au bout de la nuit » revisité par une Yakun espiègle, un p’tit bout de femme pourtant timide. On voit aussi dans son expo des pastels et des dessins plus classiques où chacun trouvera son bonheur, à défaut de son paradis.

2009-05-photo Rouhet-Du 11 au 30 mai : Michèle Rouhet, photographies de nature, et sur la transformation des anciens Moulins de Pantin. Vernissage le mercredi 13 mai à partir de 17 h.

Du 11 mai au 30 mai 2009 : « Métamorphoses » exposition des photographies de Michèle Rouhet (http://www.michelerouhet.com). Vernissage le mercredi 13 mai à partir de 17 h.
Pour Michèle Rouhet, la nature est « l’âme de l’univers » susceptible de se transformer comme des trompe-l’œil en fonction de notre capacité de rêve : écorce, pierre, sable qui se métamorphosent en figures extraordinaires, que nous verrons en grands ou très grands formats photographiques.
Métamorphoses également urbaines à travers la démolition et la reconstruction entre 2006 et 2009 des anciens Moulins de Pantin, qui ont marqué la périphérie parisienne comme les Halles de Baltard le coeur de Paris, et que Michèle Rouhet nous livre aujourd’hui avec ses photos. Michèle Rouhet que nous retrouverons comme conteuse au cours d’une soirée, le jeudi 28 mai, intitulée « La sagesse de l’amour », en compagnie de l’accordéoniste et flûtiste Anne Lebaron.

Vendredi 5 juin 2009 à partir de 18 h, vernissage de l’exposition de peintures de Claude Buin réalisées d’après les textes des Transfigurations de Matthieu Messagier.

2009-06-beatricebalivet1sDu lundi 15 juin au samedi 27 juin 2009 : exposition de mosaïques « Doux éclats », de Béatrice Balivet. Vernissage jeudi 18 juin à partir de 18 h.
Deuxième présentation à La Lucarne de mosaïques, nous découvrirons là un ensemble figuratif ou abstrait d’œuvres et d’objets, dans cette technique millénaire où excelle
 Béatrice Balivet dont c’est la première exposition.
Doux éclats
Des fragments, des bribes de couleurs, des fleurs peut-être. Déjà une harmonie, des camaïeux apaisants. Des demi-teintes.
Puis, ça et là, quelques touches vives, des papillons beaucoup, des oiseaux de paradis, mais aussi un extraordinaire phénix qui étend ses ailes.
 Des plaques étalent des soleils, des paysages qui vibrent.
Progressivement on devine des silhouettes. Des personnages envahissent la scène : des femmes au visage flou, des femmes fleurs, un rien de Klimt… puis, issue de nulle part, une vieille vue de dos cherche, elle, à quitter la scène maintenant complètement vide.
Ou plutôt, c’est celui qui regarde qui en occupe le centre. Des miroirs de toutes les formes, de tous les cadres, de toutes les couleurs sont là pour nous permettre de nous reconnaître, de nous admirer peut-être.
En brisant des tesselles, Béatrice Balivet nous tend le miroir. A nous de réfléchir.
Enfin, des cadres profonds, une estampe, plus prétexte que texte. Éclats de lune, éclats de brume…
Ce n’est pas de la mosaïque, ce n’est pas du pointillisme. L’œuvre se construit d’ébréchures, de fêlures. Mais elle va de la surface au vide, du vide au plein, on se reconnaît dans l’harmonie des couleurs, on se découvre dans le miroir, on se perd dans le vide.
Puis, à nouveau, des fragments, des éclats, des couleurs…

 Du  lundi 29 juin au 1er août
 2009 : exposition « Collages et récollections » de Marc Albert. Vernissage mercredi 1er juillet 2009 à partir de 18 h.

2009-09-idumaDu 31 août au 19 septembre 2009 : exposition d’Iduma. Vernissage samedi 5 septembre avec, à 18 h, une installation suivie d’une performance picturale sur la façade de la librairie !

2009-10-Cordula Tremi-2Du 26 octobre au 14 novembre 2009 : exposition de photos de Cordula Treml, « Avant la scène, portraits de comédiens ». Vernissage mercredi 28 octobre à partir de 18 h 30 avec une performance de la danseuse coréenne Park Hwa-Kyong accompagnée du saxophoniste Claude Coupat.
Cordula Treml est une jeune photographe allemande dont c’est la toute première exposition. Elle est venue à Paris pour soutenir une thèse sur « L’histoire européenne du Théâtre de l’Odéon au XXe siècle ». On peut regretter que cette thèse originale n’ait jamais vu le jour, mais l’amour du théâtre, lui, n’a jamais quitté Cordula. Il s’est encore enrichi au contact d’une troupe d’avant-garde, celle Serge Noyelle et Marion Coutris au Théâtre de Châtillon. C’est d’ailleurs là qu’on lui a pour la première fois demandé de prendre des photos, et elle n’a jamais cessé depuis.
Elle a choisi comme lieu d’observation privilégié les loges et leur décor déjà très théâtral, avec leurs petites lumières bordant les miroirs. Elle a fixé cette mystérieuse métamorphose d’une personne ordinaire en une actrice ou un acteur s’imprégnant lentement du personnage dont ils vont jouer le rôle. Et elle a aussi photographié l’étonnante différence entre un visage en train de se maquiller et son reflet dans le miroir. Une autre qualité des photos de Cordula Treml résulte de sa façon discrète d’approcher ses « sujets ». Il ne s’agit pas d’inconnus mais d’amis. Aucun d’eux ne s’inquiète de la voir prendre une photo ni ne regarde de face son objectif. Elle est comme transparente, très proche en étant très loin. Elle capte la magie d’avant la scène, celle qui précède même l’atmosphère des coulisses avant le lever du rideau. Elle photographie cette sorte de sas de décompression que sont les loges. C’est là où les acteurs se débarrassent des scories de la vie quotidienne pour pénétrer dans une sorte d’espace idéal, celui des symboles et de la représentation. Un dernier mot sur son usage de la couleur.
Ce même sujet a été brillamment exploité par un photographe anglais (Simon Annand – The Half). Traités exclusivement en noir et blanc, les visages et les poses qu’il saisit dans le décor des loges ont un caractère dramatique et mystérieux. Cordula Treml parvient, elle aussi mais cette fois en couleurs, à approcher et à communiquer cet intrigant mystère – les instants d’avant la scène.
Les coulisses du théâtre, de la littérature ou de l’histoire suscitent autant de fascination, de réflexions que d’interrogations dans la mesure où l’on imagine que les dessous sont plus intéressants que les dessus. Et pourtant, l’exposition de photographies et les deux rencontres de cette semaine à la Lucarne des Écrivains semblent bien l’illustrer. 
(Marc Albert-Levin)
« Cordula Treml a choisi comme lieu d’observation privilégié les loges et leur décor déjà très théâtral, avec leurs petites lumières bordant les miroirs. Elle a fixé cette mystérieuse métamorphose d’une personne ordinaire en une actrice ou un acteur s’imprégnant lentement du personnage dont ils vont jouer le rôle. Et elle a aussi photographié l’étonnante différence entre un visage en train de se maquiller et son reflet dans le miroir. » (M. A.-L.)

2009-09-Lamboley pointssurlaville-Du 21 septembre au 10 octobre 2009 : « Points sur la ville », photographies d´Olivier Lamboley. Vernissage mercredi 23 septembre à 18 h 30.

Tempus Fugit, hommage à Miles Davis, collage sur toile. Marc Albert-Levin.

Tempus Fugit, hommage à Miles Davis, collage sur toile. Marc Albert-Levin.

Du 16 novembre au 4 décembre 2009 : exposition « Recollages » de Marc Albert-Levin, vernissage le 24 novembre à 19 h.
Jeanne Cordelier est l’auteur d’un livre très célèbre « La Dérobade » (1976) et de plus d’une quinzaine d’autres ouvrages, romans, pièces de théâtres et nouvelles. Notamment :  Malparade (1985), Descendre à Bonne Nouvelle (2001) et H. sans manches (republié en 2008). Après avoir vu mes collages exposés à La Lucarne  en juillet dernier, elle a envoyé à Zéglobo Zéraphim, mon alter égo (celui qui était déjà artiste quand j’étais encore employé de bureau) ce message sibyllin que je cite in extenso :
« Quand tu m’as fait rentrer dans ton cabinet noir, Dieu qu’il y faisait noir ! Souviens-toi Zéraphim Zéglobo, je tremblais. Puis tu as appuyé sur un interrupteur et j’ai touché du doigt la poésie. »
Elle a aussi eu la gentillesse de jouer avec moi, par e-mail et par téléphone, au jeu des questions réponses :

Jeanne Cordelier : Pour faire tes collages, de quoi te sers-tu ? De la langue d’Einstein ou de la langue de ma postière, qui continue à se servir de la sienne pour coller les timbres ?
Marc Albert-Levin : Je me sers de colle à papier mais surtout de photos et de cartes postales que je n’arrive pas à jeter. Le collage est une autre forme d’écriture, une autre façon de fixer les souvenirs. Aragon (qui avait des collages plein les murs de sa maison) disait déjà que tout texte qui en cite un autre est un collage. Et comme l’écriture, le collage est un médicament contre l’amnésie, une reconquête de sa propre mémoire.

J. C. : Tu parles du pouvoir invocatoire de tes collages. Qu’est-ce que tu veux dire par là ?
M. A.-L. : C’est comme les bisons dans les peintures rupestres, l’animal que l’homme des cavernes espère capturer le lendemain. Ou plus simplement la photo de l’être aimé dans son portefeuille quand on ne sait pas quand on le reverra. Or, j’ai remarqué que quand je colle sur une toile la photo d’une personne, même perdue de vue depuis très longtemps, elle ressurgit souvent dans ma vie en chair et en os. C’est le pouvoir invocatoire de la pensée.

J. C. : Ce genre de collages, est-ce que tu pourrais en faire pour les autres ?
M. A.-L. : Tout à fait. Au lieu d’être écrivain public (comme je jouais à l’être quand j’étais gamin et que j’écrivais à leur place les lettres à leurs parents de mes copains en colonie de vacances), je deviendrais un collagiste-collageur public. J’adorerais choisir avec quelqu’un ses images préférées et les mettre en page pour elle ou pour lui, d’une façon qui les satisfasse. Et contribuer ainsi à l’écriture de leur biographie.

P.S. Chère Jeanne, le lendemain du jour où je t’écrivais ça, la grand-mère de mes filles est venue avec un sac plein de cartes postales ! J’ai du pain sur la planche !

2009-12-Anne-LanDu 7 au 26 décembre 2009 : exposition Anne-Lan ou les enluminures de l’imagination.
Dès le premier regard, les travaux d’Anne-Lan frappent par leur élégance, leur transparence et leur légèreté. Peintures sur soie, peintures sur miroirs, nous associons souvent l’Asie à cette fluidité évocatrice des nuages et de l’eau. La justesse et la minutie des détails rappellent les enluminures du Moyen-Âge. Mais la finesse du trait, chez Anne-Lan, ne se perd pas en volutes décoratives. Son espace est celui de la mythologie grecque, où les dieux n’hésitent pas à se déguiser en hommes pour mieux assouvir des passions très humaines.
Elle rend – d’une façon qui frôle l’hyper réalisme – les visages, les nuages et les corps ; le drapé des tuniques et des toges ; les motifs ornant poufs, vases et tapis ; les fleurs, les plantes et les feuilles des arbres. Les blanches ailes imaginaires des anges sont peintes avec autant de précision que le plumage multicolore des perroquets. Par une sorte de réalisme illusionniste, Anne-Lan parvient à maintenir le regardeur dans la position du rêveur éveillé.
Dans un texte accompagnant une exposition personnelle qu’elle fit en 2001 à la Mairie du 9e arrondissement à Paris, Anne-Lan donne elle-même des clés pour la compréhension de son monde poétique. Elle parle des « longues heures délicieuses » passées dans son enfance en Corrèze, « perchée sur les branches d’un grand tilleul » à lire « un livre blanc et or, Contes et Légendes de la Grèce » ; et aussi du « lieu tranquille et merveilleux » qu’est le Musée Gustave Moreau dans le 9e arrondissement de Paris, où elle a souvent contemplé « tableaux et aquarelles qui me parlaient de ce monde mythique. » Sans oublier, au cours de ses voyages en Italie et en Grèce, « sous la conduite ferme et cultivée de ma tante » la vision attentive d’artistes eux-mêmes familiers des thèmes mythologiques.
L’œuvre d’Anne-Lan est aussi marquée par son amour de la littérature. Il transparaît dans des titres comme Clair de lune de Verlaine ou dans le portrait de Jeanne Villepreux-Powers, pionnière de l’océanologie dans la première moitié du 19e siècle. Cet intérêt pour Jeanne Villepreux la rapproche de Claude Duneton qui a consacré à cette femme étonnante, un roman intitulé la Dame de l’Argonaute paru chez Denoël en février 2009.
Marc Albert-Levin
10 novembre 2009

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