Décembre 2008

Un petit tour à la Lucarne des Écrivains, et vous serez forcément autre : ému(e), intéressé(e),ébloui(e), amusé(e), distrait(e), étonné(e), différent(e)tout simplement parce que, même si ce que vous avez entendu (ou même écouté) vous a juste diverti, il y aura toujours une conversation d’après-soirée qui vous aura emballé(e). Car c’est votre présence qui enrichit les rencontres à la Lucarne, non je ne blague pas. Et comme cette semaine sera une des plus variées de l’année avec un évènement presque tous les soirs, oui, du lundi au samedi, alors vous aurez forcément un moment de liberté pour venir !

Ça va débuter comme ça (j’ai déjà lu ça quelque part) :

Lundi 1er décembre 2008, à 19 h 30, Spectacle théâtral autour de Louis-Ferdinand Céline. L’écrivain controversé est incarné par Marc-Henri LAMANDE dans une mise en scène de Ludovic Longelin.

« Construit à partir de différents entretiens que Louis-Ferdinand Céline a bien voulu enregistrer pour la radio dans les années 50, ce spectacle est une passionnante rencontre avec l’un des auteurs les plus marquants du XXe siècle. Seul sur scène, répondant de nouveau aux questions qui lui furent posées par les intellectuels de l’époque, Céline nous parlera de sa vie, de son enfance, de ses dramatiques prises de position politique, mais aussi et surtout de son écriture et de ce style fameux qui bouleversa la littérature. Face aux spectateurs appelés ici à être les confidents privilégiés, il expliquera sans manière et sans concession l’exigeant travail de l’écrivain aux prises avec son temps ainsi que la passion et la liberté dont il doit faire preuve pour renouveler la langue. Une étrange rencontre loin des consensus et des coquetteries littéraires. »

Mardi 2 décembre à partir de 17 h (jusqu’à 21h environ), vernissage de l’EXPOSITION D’ART POSTAL, en bon français MAIL ART, intitulée ART MAIL CHEZ ARMEL, où l’on découvrira les propositions postières de Jean-Jacques GRAND, les calligrammes calligraphiques de Bernard LARBOUILLAT sur des poèmes, entre autres, de Robert LUSSIEZ, et les éventails postaux d’Annie-Christine BLANLOEIL. Lisez la Gazette de La Lucarne n°9 en page 9, pour plus d’explications rubrique la gazette de la lucarne sur le site.

Mercredi 3 décembre à 19 H 30, soirée « Littérature américaine », à la découverte de Stuart DYBEK, en compagnie de son traducteur Philippe BIGET, lectures de Guy Chaty, pour Les Quais de Chicago » (Finitudes) et « Histoire de la brume » (Siloé). « La notoriété de Stuart DYBEK est grande aux Etats-Unis où il a reçu plusieurs Prix d’importance nationale pour l’ensemble de son oeuvre. Ce conteur hors pair nous fait partager l’intimité de personnages des quartiers populaires de sa ville, Chicago, dans l’univers des migrations de l’après-guerre et des sixties, entre réalisme et poésie urbaine ».

Vendredi 5 décembre à 19 h 30 soirée Alexipharmaque avec le nouvelliste Jacques ASTRUC. Ambiance fin-de-siècle (le 19è), Jacques ASTRUC nous livre avec « Venin de rose » des nouvelles obsessionnelles bien enivrantes. Extrait : « C’est dans ces heures-là où je n’étais rien que j’étais tout. Je m’abandonnais aux histoires, comme un amant se laisse couler dans le drap sombre de la nuit. Au cour des livres, je respirais, enfin. Loin de tous les mensonges du dehors, de toutes les compromissions du dedans. Je me livrais, otage bienheureux, aux rêves étranges des écrivains. Je leur abandonnais mon âme d’enfant qui avait peur de grandir. Se perdre dans une histoire, plonger jusqu’à son cour, suivre ses méandres magiques, ses courants chauds ou froids, en attendre la fin, avec extase, avec angoisse. Avoir hâte déjà de replonger dans une autre. Là était mon bonheur et personne ne m’en ravirait. J’étais complice des grands initiés, membre de la secte universelle des rêveurs inguérissables. L’aube me trouvait souvent, épuisé, assoupi sur l’ouvrage encore ouvert sous la lampe. »

Ça se termine comme ça :

Samedi 6 décembre à 19 h 30, SPECTACLE DE CHANSONS « Les p’tites matrones », avec Audrey VALERY et Delphine LUCAS; « L’idée maîtresse de cette création est d’offrir une large palette de numéros, dans lesquels interviennent des personnages tantôt burlesques, tantôt sérieux, tantôt féminins, tantôt masculins. C’est cette diversité, ce passage du rire à l’émotion, cette alternance entre les genres, qui rythment ce cabaret. Les rapports hommes/femmes sont donc au cour de ce spectacle qui se veut interactif. Il ne s’agit pas seulement d’une succession de numéros car entre chacun d’entre eux nous profitons d’un rapport privilégié avec le public en l’interpellant et en l’invitant parfois à participer. Le lien entre chaque texte se fait avec lui, en fonction de ses réactions, ce qui implique une part d’improvisation. Nous avons choisi de chanter a capella, avec un décor minimal, pour pouvoir nous adapter à chaque nouvelle salle. »

De Céline aux P’tites matrones, à chacun sa soirée.

Dernières expositions, dernières soirées de l’année à La Lucarne des Écrivains, alors ne tardez pas à venir pour zyeuter, écouter et goûter tous les trésors à y trouver, et faire vos emplettes de toutes ses merveilles.

Première exposition autour de l’ART POSTAL, sur les murs et sur les tables de La Lucarne, qui continue avec le trio magique : Jean-Jacques GRAND, Annie-Christine BLANLOEIL et Bernard LARBOUILLAT, présents à la librairie samedi 13 décembre après-midi. Vous y trouverez les dessins flamboyants du premier, les éventails du Maghreb ou d’Amérique de la seconde,les calligraphies gothiques du troisième, tout cela sous l’égide de « l’art mail chez Armel ». Vous pourrez également revoir les objets d’art brut de Franck PLASSCHAERT, oiseaux boites de conserve ou reine en tuyau de douche, boxeuse calebasse ou manège boites de thé. Enfin, en avant-première à La Lucarne, les « PROSESIE » du devin LE DIVENAH, sous forme de collages et d’aphorismes comme : « Dorénavant les arbres seront tenus en laisse » ou « Est-ce que les enfants moutons rêvent de moutons ? » ou bien « Travaillons plus sur le repos ».

Passons aux rencontres à La Lucarne !

Jeudi 11 décembreà 19 h 30, « Contes libertins du Maghreb » avec la conteuse Nora ACEVAL qui dira les textes qu’elle a recueillis elle-même dans les hauts plateaux algériens, et publiés pour la première fois par les éditions Al Manar. Que vous voyez une vieille mourante prête à ressusciter sous les coups de butoir de quinze religieux, une jeune fille qui a perdu trop tôt sa virginité, une femme délurée surprise par un mari naïf ou soupçonneux, vous connaîtrez toutes les astuces que se racontent entre elles les femmes de là-bas, dans la tradition satirique -sinon satyrique- des histoires facétieuses d’un Nasrédine Hodja, où la malice, la grivoiserie, l’inventivité luttent contre les règles pesantes de la société ou de la religion, défiant la sexualité conventionnelle.

Vendredi 12 décembre à 19 H 30, soirée philosophique et musicale : « Je suis né à la fois en Corse et ailleurs », hommage au grand philosophe Jean-Toussaint DESANTI, en présence de sa femme Dominique DESANTI, veillée entrecoupée « de chants corses, de philosophie, de littérature et de chats » Soirée atypique, elle nous éclairera sur la pensée des DESANTI à travers des extraits de « La liberté nous aime encore » (O.Jacob) ou « Un destin philosophique » : des lectures, des chants et une scénographie où chacun participera à cette veillée amicale.

Enfin samedi 13 décembre à 15 h, outre l’animation postale des trois exposants, nous recevrons Eva VINCZE, auteur et conteuse hongroise qui présentera ses livres pour jeunes enfants, « le renard et la petite Poule rousse » ainsi que « Le lièvre et le Hérisson », et nous montrera comment elle a composé ses images à base de papiers découpés.

Art mail, art brut, art bref, art du conte, art corse ou art du découpage, vous êtes vraiment vein’arts, mes can’arts !

Que reste-t-il du ventre de Paris, des Halles Baltard détruites pour un agglomérat de commerces et d’architectures déjà obsolètes, trente ans après leur médiocre édification ? Des textes, des images, des souvenirs dont les témoins directs disparaissent à leur tour…
Gérard GLANARD est de ceux-là : il a glané dans ses archives les photographies faites par lui-même au moment de cette destruction massive, nous restituant en noir et blanc les lambeaux de ces fameuses Halles, ruines magnifiques en plein jour ou contrejour.

Exposition, du 15 au 31 décembre 2008, des photos inédites de Gérard GLANARD : « Ils ont démoli les Halles Baltard ». A la fois artistique et documentaire, cet évènement, dont le vernissage a lieu le mardi 16 décembre à partir de 17 h (jusqu’à 21 h environ), nous invite a médité sur ce Paris de pierre et de métal, comme aussi de notre histoire personnelle, de chair et de sang, à cette époque-là.

Mais notre destin date peut-être de quelques centaines d’années en arrière, au moment où furent tissées les tapisseries de La Dame à La Licorne, redécouvertes au XIXème siècle par George Sand, aujourd’hui exposées en partie au musée de Cluny à Paris. Tapisseries fascinantes que vous explorerez à La Lucarne avec la rencontre « ART ET SPIRITUALITE », ce MERCREDI 17 DECEMBRE à 19h30, à travers l’album illustré de Pierre LASSALLE, « Les Mystères de la Dame à La Licorne », premier ouvrage des éditions Terra Lucida :

« Sophie GRAVERAND et Julien DELANSSAYS, deux des quatre artistes ayant collaboré avec Pierre Lassalle à la création des huit tableaux de La Dame à la Licorne qui réinterprètent, en art imaginatif, la série originelle complète des célèbres tapisseries du 15ème siècle, vous invitent à découvrir ce livre d´art unique qui soulève le voile sur bien des mystères quant à La Dame à la Licorne. Ils vous accompagneront, entre autre, dans la découverte des deux tapisseries jusqu´ici perdues et sur les pas de cette Dame à la Licorne qui, au travers d´une riche symbolique, nous ouvre, à tous, un sage et initiatique chemin. Une rencontre qu´ils souhaitent interactive et qui sera ponctuée de lectures de poèmes et d´autres surprises ! »

Ultime rencontre de l’année à La Lucarne des Écrivains, le jeudi 18 décembre 2008 à 19 h 30, consacrée au Roman noir avec l’écrivain d’origine suisse italienne et d’expression française, Joseph INCARDONA. Comment l’amour de l’écriture et l’écriture de l’amour débouchent sur une histoire de vengeance à fond de trahison, vous le verrez dans son roman Remington (Fayard noir) du nom de ces machines à écrire d’avant-hier. À lire aussi ses nouvelles jouant sur le genre noir, Taxidermie (Finitude), mêlant pastiche et humour.

Expositions

Du 1er au 14 décembre, « Art mail chez Armel » avec Jean-Jacques Grand, Bernard Larbouillat et Annie-Christine Blanloeil. Vernissage mardi 2 déc à partir de 17 h.

Du 15 au 31 décembre, photographies de Gérard GLANARD « Ils ont démoli les Halles Baltard ». Vernissage le mardi 16 décembre à partir de 17 h.

Du 2 au 24 janvier 2009, œuvres de Muriel Lendower. Vernissage le mercredi 7 janvier à partir de 18 h 30. L’artiste sera présente à la librairie les trois samedis après-midi.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s