Mars 2008

Armel Louis et Jean-Jacques Grand.

Armel Louis et Jean-Jacques Grand.

Jeudi 6 mars à 19 h : Le Salon du Livre Unique

Au moment où la grand’messe dispendieuse du Salon du Livre va s’ouvrir à Paris, ou plutôt le Grand Entrepôt des maisons d’éditions argentées, nous contreprogrammons notre Salon du Livre Unique qui ouvrira ses portes Jeudi 6 mars à 19h à la Lucarne des Ecrivains et les fermera aux alentours de 23 heures du même jour, avec pour seul invité le poète unique et cinéaste unique Michel Deville.
Pourquoi en effet s’ennuyer avec deux mille ou trois mille pauvres bougres écrivaillant, quelques centaines d’éditeurs hilares ou dépressifs, devant des tablées de petits fours mous, des palettes de bouquins prêts à être pilonnés, alors que vous pouvez rencontrer l’exquis et croquant et craquant et délicieux et miraculeux et généreux et modeste et magnifique Michel Deville qui vous servira en discret serviteur des arts et des lettres ses vers ou ses rimes mieux que champagne frelaté mélangé à du coca cola tiède dans notre bonne librairie de la rue de l’Ourcq ?
Vous désirez ? De l’humour, de l’humeur, du mot d’esprit ou des jeux de mots tordus, le tout servi avec cette délicatesse poétique que seuls les lettrés savent encore nous offrir… Vous désirez ? De l’humour, de l’amour, du plaisir, de la timidité accompagnée de vaillance et de troublance… Vous désirez ? De l’humour, du troubadour, du calembour, du topinambour, du tambour et de la cour d’amour… Vous désirez ? Vous désirez ? Eh bien ne vous laissez pas désirer et venez ce jeudi 6 mars à ce Salon du Livre Unique avec un auteur vraiment unique, puisque seul invité, Michel Deville. Unique mais accompagné par la voix d’Emmanuelle Lepoutre qui lira avec nous quelques-unes de ses « poézies ».
Comment rencontrer en chair et en os des écrivains réputés en évitant les foules compactes des lieux événementiels ? Où croiser une héroïne du Far-West comme des peintres fameux d’hier et d’avant-hier, en dehors des westerns ou des musées ?

Quand pourrez-vous écouter un prix Renaudot et Calamity Jane, un prix Goncourt et Edward Hopper, sans parler des
critiques, des artistes contemporains ? À La Lucarne des Écrivains cette semaine, bien sûr ! qui défie les genres, les styles comme les époques…

Mercredi 12 mars à 19 h 30 : Autour de la nouvelle contemporaine

Ainsi, mercredi 12 mars à 19 h 30, les éditions au nom bucolique Rhubarbe nous convoquent autour de la nouvelle contemporaine. Avec René Godenne et son insolite La Nouvelle de A à Z, véritable vade mecum du nouvelliste vagabond, nous rentrerons dans le vif du sujet d’un genre qui nous a donné en France Guy de Maupassant, Charles Nodier ou Marcel Aymé, Marguerite Yourcenar, Annie Saumont ou encore Anna Gavalda.Ce soir, Georges-Olivier Châteaureynaud et Michel Host viendront nous montrer leur talent dans ce genre en compagnie de leur éditeur Alain Kewes.

Vendredi 14 mars à 19 h 30 : Soirée Calamity Jane

Calamity Jane, avez-vous dit ? Oui, vendredi 14 mars à 19 h 30, les mânes de cette fameuse justicière parleront mieux qu’avec les tables tournantes; textes que Calamity Jane écrivit sans jamais les envoyer à sa destinataire. Un témoignage particulièrement émouvant sur l’amour maternel pendant cette soirée théâtrale.

Samedi 15 mars : Soirée peinture et poésie

Enfin, samedi 15 mars, alors que nos peintres-maison Jean-Jacques Grand et Jérôme Toret nous convieront à un dernier verre pour le dernier jour de leur exposition commune « Osmoses », Béatrice Courraud interprètera avec Anne Orsini l’univers pictural d’Edward Hopper et Hélène Schjerfbeck à travers ses poésies-ballades, deux univers où se rejoignent solitude et mélancolie. Un beau moment en perspective entre mots et peinture !

De la poésie au rêve, du rêveur au poète, il n’y a qu’un pas, celui du rêve diurne et du rêve nocturne, celui du poème écrit et du poème rêvé, celui du rêve expliqué et de la poésie lue. Ce pas, vous pourrez le franchir à l’occasion des deux rencontres que nous vous proposons cette semaine à la Lucarne des Écrivains.

Mercredi 19 mars à 19 h 30 : Autour du rêve

Louise-Frédérique Sainker vous permettra de connaître l’histoire des rêves et sa fonction mais aussi leur typologie, ceux qu’on peut interpréter et les autres. « Le rêve est essentiel à l’homme », écrit-elle dans Racontez vos rêves, pour la compréhension du sens de son existence. Il révèle le pan ignoré de sa personnalité. Son guide pratique d’interprétation permet de « réordonner sa vie éveillée à son avantage ». Mais « pour rêver bien, il convient de préparer ses nuits »… Mieux, en deuxième partie de soirée, Louise-Frédérique Sainker vous fera des interprétations personnalisées de vos rêves. Alors, notez-les bien si vous voulez bénéficier de ses lumières ! Et rêvez beaucoup d’ici mercredi !

Vendredi 21 mars à 19 h 30 : Soirée poésie

Si vous préférez vos rêves éveillés, alors vendredi 21 mars toujours à 19h30, venez nombreux autour de Bernard Lefort. Celui-ci relance avec Jean Orizet la très ancienne revue au format de poche Poésie 1. Son thème ? Pourquoi la poésie ? Pourquoi des poètes ? Dans ce dossier-enquête, une trentaine d’intervenants répondent à cette double question, poète comme homme politique, écrivain et journaliste, philosophe ou dramaturge. Parmi eux, Fernando Arrabal, André Comte-Sponville, Marie Dardenne, Claudine Helft, Werner Lambersy ou encore Dominique de Villepin. En deuxième partie, un florilège poétique répond à ces deux interrogations, de Nicolas Boileau à Denis Roche en passant par Segalen, Rilke, Pavese, Senghor ou Mahmoud Darwich.

« À la Sainte-Mathilde, sors de ta chrysalide », claironne fièrement La Gazette de la Lucarne dont le numéro 2 vient de sortir à la librairie. Mais à Pâques ? que faire à Pâques sinon… vider son sac, couiner son dernier couac, lire son zodiaque, boire un aphrodisiaque, devenir paranoïaque ou, mystère de la rime facile, ouvrir ses oeufs de Pâques !
Pourtant non, Pâques devrait être d’abord, y compris pour les indifférents ou les persifleurs, un jour de réflexion sur la résurrection. Résurrection du Christ, certes, Jésus le fils de l’Homme, mais au-delà des croyances ou des dogmes, résurrection de l’homme à travers la mémoire, culte des âmes à travers l’hommage, résurrection des corps à travers l’amour.
Nous n’attendrons pas la fin des temps pour honorer le poète Jean Grosjean, traducteur de la Bible et du Coran comme de Shakespeare ou des tragiques grecs.

Mercredi 26 mars à 19 h 30 : Poèmes de Jean Grosjean

Jean-Luc Maxence nous parlera, à partir de sa biographie, de cet homme paradoxal, prêtre catholique avant de se marier, homme de foi et de réflexion, créateur mais aussi passeur de textes. Jean-Luc Maxence nous fera partager les poèmes de Jean Grosjean avec l’anthologie qui suit son parcours biographique. Ce sera l’occasion pour l’éditeur de ce livre, Bruno Doucey , de nous parler de la prestigieuse collection Poètes d’aujourd’hui, chez Seghers, qui depuis cinquante ans participe à la connaissance, à la lecture et à la résurrection de centaines de poètes ou de chansonniers, de maintenant ou du passé.

Jeudi 27 mars à 19 h 30 : Soirée méditerranéenne

Avec la marocaine Siham Bouhlal, la syro-libanaise Etel Adnan et l’auteur-éditeur Alain Gorius. La première, dans son recueil Songes d’une nuit Berbère, se partage entre aimance et douleur, passion humaine et passion divine, vie et violence. « Être/ Ce Christ/ Sur la Croix/ Crucifié/ Pour anéantir/ Les fers/ De ta cellule. » Des textes brefs, brûlants, embrasés. «Je me fais/ Violence/Pour battre/ La violence.» « L’absence/ Rend ton amour/ Plus féroce. » « Sur la haute tour elle était nue », illustré comme le précédent par Diane de Bournazel, Alain Gorius continue sa réflexion au contact d’un récit médiéval que commente en alternance Etel Adnan. Récit à deux voix et à deux voies, ce recueil prolonge cette formule insolite inaugurée avec Stèle pour l’absent accompagné par Vénus Khoury-Ghata.

Vendredi 28 mars : Vernissage de l’exposition d’Emma Malig et Soirée littéraire

Peinture, littérature et musique s’illustreront pendant l’après-midi puis la soirée. À partir de 16 h 30, vernissage des énigmatiques dessins de la chilienne Emma Melig, exposition intitulée « La lune à l’ouest », sur le thème de l’exil, exil physique comme exil intérieur. Ces dessins font partie de la série qui illustre la revue Borborygmes dont le numéro 9 fera l’objet de la soirée à 19 h 30. Alliant musique et textes lus par plusieurs comédiens, la rencontre sera ponctuée par la présentation du livre de Julien Derôme, Mon cher Rémi, curieux récit composé à partir d’un album de photos anciennes bien réelles et d’une correspondance imaginaire. Du noir et blanc au sépia, de la musique des anges à la musique intime, nous parcourrons ainsi ce vendredi les strates troublantes de la création.
À vous voir et vous revoir. Bonnes Pâques.

Du 16 au 30 mars : exposition Emma Malig, « La lune à l’ouest »

En liaison avec la revue Borborygmes dont elle illustre le dernier numéro. Vernissage le vendredi 28 mars à 16 h 30.

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